Le Nouvel an sous couvre-feu, Noël sauvé

Le Nouvel an sous couvre-feu, Noël sauvé

FÊTES - Lors d'un point de situation ce jeudi, le gouvernement a annoncé l'étendue du couvre-feu, qui doit débuter le 15 décembre, au réveillon du Nouvel An. Noël, lui, pourra se tenir comme prévu.

Le sort des festivités était ce jeudi suspendu aux lèvres de Jean Castex et d'Olivier Véran. Alors que le nombre de contaminations est bien supérieur à celui qu'attendait le gouvernement pour mettre en place la deuxième partie du déconfinement, qui doit débuter le 15 décembre, l'exécutif a décidé d'ajuster le plan de départ. Lors d'un point de situation qui se tenait à 18h, le Premier ministre a annoncé la tenue du Nouvel an sous couvre-feu. Celui-ci débutera à 20h. Le réveillon de Noël, lui, pourra se tenir comme l'avait annoncé Emmanuel Macron fin novembre.

"Outre la question des températures évoquée par le ministre des Solidarités et de la Santé, nous savons que les fêtes de fin d’année, à Noël et pour le Nouvel An, constituent des moments particulièrement à risque. Le retour d’expérience de ce qui s’est passé aux États-Unis et au Canada pour les fêtes de Thanksgiving le démontre amplement puisque chaque fois, ces fêtes ont entrainé une accélération de l’épidémie", a expliqué Jean Castex.

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Fêter le Nouvel an, oui, mais à six maximum

Pour le gouvernement, le réveillon du Nouvel an "concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique". Face à un nombre de contaminations en hausse (14.595 mercredi, contre 14.064 une semaine auparavant), il a préféré jouer la carte de la prudence en étendant le couvre-feu à cette soirée particulièrement festive. "Si la circulation avait continué de se réduire fortement, nous aurions pu assumer ce risque. Ce n’est pas le cas. Nous devons être raisonnables, respecter la règle du couvre-feu, rester chez soi le 31 décembre et suivre la recommandation d’un maximum de six adultes", indique le chef du gouvernement. 

Limiter à six personnes le nombre de convives soulevant l'hypothèse de passer le Nouvel an en compagnie de personnes extérieures au foyer, Jean Castex a été relancé à ce sujet. "De minuit à 6h, on ne pourra pas circuler, ce sera la différence avec Noël. Si vous me dites : 'Est-ce qu'on ne pourra pas inviter quelques personnes chez soi qui arriveront avant 20h et repartiront après 6h...' Oui, ce sera possible", a répondu le chef du gouvernement. Et d'insister : "L'objectif, c'est de limiter au maximum les mouvements".

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Le réveillon de Noël sauvé

Le réveillon de Noël en revanche, est épargné au nom des traditions. "C’est un moment de rassemblement familial, où se retrouvent toutes les générations – enfants, parents, grands-parents -, un moment où se forgent les premiers grands souvenirs des plus petits", justifie Jean Castex. Les déplacements dans la soirée du 24 décembre seront donc autorisés sans limite horaire pour retrouver amis et famille. En revanche, comme annoncé précédemment, il ne sera pas possible de réunir à plus de six adultes autour de la table. "Si vous deviez retrouver au cours des prochaines semaines, soit pour Noël, soit même un autre jour, une personne âgée ou vulnérable au coronavirus, limitez vos interactions au cours des cinq jours précédents, restez le plus possible chez vous", recommande le Premier ministre.

Un risque de rebond assumé ?

Invité lundi de LCI, le chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière Eric Caumes disait craindre la survenue d'une troisième vague après les fêtes, "avec un certain délai, mi-janvier par exemple".  Anne-Claude Crémieux, professeure en médecine, maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Saint-Louis (AP-HP), affirmait-elle aussi ce jeudi sur LCI qu'"à partir du moment où on décide qu'on va fêter Noël, qu'on va se réunir, on sait qu'il y a un risque de rebond". "C'est un risque qui est, je l'espère, assumé par le gouvernement pour des raisons sociales", ajoutait-elle.

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