Le télétravail peut coûter aux salariés plus de 100 euros par mois

Le télétravail peut coûter aux salariés plus de 100 euros par mois

FRAIS - Depuis près d'un an, le télétravail est devenu la nouvelle norme pour beaucoup d'entreprises. Si le gouvernement souhaiterait qu'il soit encore davantage généralisé, une étude révèle qu'il peut coûter cher aux salariés.

Travailler de chez soi peut coûter cher. Alors que le gouvernement veut plus que jamais pousser les salariés à travailler de chez eux pour éviter une explosion de l'épidémie de Covid-19, une étude du cabinet ConvictionsRH, dévoilée par Le Parisien, révèle que cette pratique peut entraîner pour eux un surcoût de plus de 100 euros par mois. L'économie liée aux frais de transports fait ainsi souvent pâle figure. De quoi relancer le débat sur la prise en charge des frais par l’employeur.

Toute l'info sur

Covid-19 : la France fait-elle les bons choix face au virus ?

Les dernières informations sur l'épidémie

Jusqu'à 174 euros de frais supplémentaires, chauffage, repas et cafés inclus

Pour réaliser ces estimations, le cabinet a réalisé quatre études de cas, faisant varier les surfaces d'habitations, les frais courants, les achats de fournitures et le remboursement des transports par l'employeur. Selon leurs calculs, les dépenses supplémentaires en frais courants (électricité, chauffage, eau…) peuvent varier de 13 euros par mois en fourchette basse (pour une habitation de 50 m2 chauffée au gaz, sans surcoût de repas) à 174 euros par mois en fourchette haute (pour 200 m2 chauffé à l'électrique, frais de repas et de cafés inclus). Le chauffage représentait l'un des postes de dépenses les plus importants pour le télétravailleur, jusqu'à 48 euros pour un 150 m2 chauffé à l'électrique, suivis du repas et du café en capsules. L'achat de fournitures, voire d'équipement matériel ou informatique, pas toujours remboursé par l'entreprise, peut aussi monter jusqu'à près de 8 euros par mois.

Le loyer, le WiFi ou le téléphone n'ont pas été inclus dans les calculs. "Beaucoup de salariés ont un forfait illimité qui n'entraîne pas de dépenses supplémentaires pour le salarié", justifie auprès du Parisien Marine Chabot, associée du cabinet ConvictionsRH. Les entreprises ayant l'obligation de maintenir les tickets restaurants en période de télétravail, les frais de repas n'ont d'autre part pas été comptabilisés quand le salarié en disposait. En revanche, souligne Marine Chabot, "avec le maintien du remboursement de la carte transport à 50 % ou à 100 %, ou les économies d'essence, il arrive que le salarié soit gagnant".

Lire aussi

Un accord qui laisse le remboursement des frais au bon vouloir des employeurs

L'ANI (accord national interprofessionnel) sur le télétravail signé par le patronat et les syndicats en novembre dernier indique qu'il appartient à l'entreprise "de prendre en charge les dépenses qui sont engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l'intérêt de l'employeur". Mais l'accord ne détaille pas le type de dépenses qui peuvent être remboursées et renvoie cette question au dialogue social au sein de l'entreprise ou aux accords de branche. En somme, chaque employeur est libre de rembourser, ou non, ce qu'il souhaite.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - 31.519 cas de Covid-19 recensés en 24 heures, du jamais vu depuis novembre dernier

CARTE - Covid-19 : où en est l'épidémie dans votre département ?

Covid-19 : "gagner du temps" avant de reconfiner, une stratégie risquée

Les données médicales de 500.000 Français dérobées et diffusées sur internet

Covid-19 : AstraZeneca reconnaît de nouvelles difficultés de production en Europe

Lire et commenter