Covid-19 : les plus riches ne connaissent pas la crise, selon Oxfam

Covid-19 : les plus riches ne connaissent pas la crise, selon Oxfam

RAPPORT - Dans son rapport annuel sur les inégalités publié ce lundi, l’ONG conclut que la crise sanitaire aggrave encore plus les inégalités de richesses et épargne les plus grosses fortunes mondiales.

Dans son rapport annuel consacré aux inégalités et publié ce lundi 25 janvier, à l’ouverture du Forum économique mondial, l’ONG Oxfam revient sur les conséquences sociales de la pandémie et alerte sur "le virus des inégalités". 

Ainsi, la crise sanitaire et sociale, engendrée par le Covid-19, a décuplé la richesse des uns et la situation de précarité des autres, selon l’association relevant que "les 1000 personnes les plus riches du monde ont retrouvé leur niveau de richesses d’avant la pandémie en seulement neuf mois alors qu’il pourrait falloir plus de dix ans aux personnes les plus pauvres pour se relever des impacts économiques". 

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Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

44 milliards de bénéfices pour Bernard Arnault

Oxfam fait alors le constat que "les richesses accumulées par les 10 milliardaires les plus riches du monde depuis le début de la crise seraient amplement suffisantes pour éviter que quiconque sur notre planète ne sombre dans la pauvreté à cause du virus et pour financer le vaccin contre la Covid-19 pour toutes et tous". 

Pour ne prendre que son exemple, le PDG de LVMH Bernard Arnault a gagné 44 milliards de dollars en 2020, passant ainsi d’une fortune de 108 milliards à 152 milliards. Côté français, Oxfam observe que les milliardaires ont vu leur fortune se reconstituer à hauteur de 175 milliards entre mars et décembre dernier, soit le double du budget de l’hôpital public.

Les femmes, les personnes les plus affectées par la crise selon l'ONG

Cette progression chez les milliardaires est la plus forte derrière les États-Unis et la Chine, selon l’ONG qui estime que l’aggravation des inégalités sociales en France est causée directement par les politiques menées. "En France moins de 1% du plan de relance est dédié à la lutte contre la pauvreté, tandis que des milliards d’euros ont été versés aux entreprises sans aucune contrepartie contraignante", déplore Oxfam. 

Concrètement, elle enjoint le gouvernement à "investir massivement dans les services publics" ou "mettre en place des contreparties sociales et écologiques contraignantes pour les grandes entreprises".

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Alors, qui sont les personnes les plus affectées par la crise, selon Oxfam ? Les femmes, et ce partout dans le monde, "surreprésentées dans les secteurs de l’économie les plus durement touchés par la pandémie". D’après l’association, "si le taux de représentation des femmes était le même que celui des hommes dans ces secteurs, 112 millions de femmes ne seraient plus exposées au risque de perdre leurs revenus ou leur emploi". 

En France, 8 millions de personnes ont aujourd’hui besoin de bénéficier de l’aide alimentaire pour survivre, selon l’ONG, tandis qu’elles étaient 5,5 millions avant la crise. 

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