Obligation vaccinale des soignants : 340 agents suspendus par l'AP-HP

Obligation vaccinale des soignants : 340 agents suspendus par l'AP-HP

SOULAGEMENT - Les hôpitaux de Paris se sont félicités ce jeudi sur Twitter de l'adhésion de la majorité de son personnel à la vaccination obligatoire, entrée en vigueur ce mercredi pour certaines professions.

Sur le qui-vive jusqu'à la date d'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les agents hospitaliers, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris semble soulagée ce jeudi à l'annonce d'un premier bilan faisant état de 340 personnels suspendus. "L’AP-HP se réjouit de pouvoir estimer atteindre 99% de satisfaction de l’obligation vaccinale parmi ses 100 000 agents", s'est ainsi félicité sur Twitter le principal groupe hospitalier français, soulignant par ailleurs, qu'"aucune catégorie professionnelle n’est sur représentée" parmi les suspensions prononcées.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Elle précise toutefois que "les chiffres sont encore susceptibles d’évoluer pendant plusieurs jours, au fur et à mesure des prises de service et des retours de congés".

Sanctions plus fréquentes dans le Sud

La presse locale a en revanche rapporté des sanctions plus fréquentes dans le sud avec notamment, 450 au CHU de Nice, 100 à Perpignan, autant au centre hospitalier des Alpes du Sud (Briançon-Gap-Sisteron) et à l'hôpital psychiatrique d'Avignon. S'y ajoutent 76 suspensions au CHU de Brest, 54 dans les hôpitaux de Champagne-Sud (Troyes), 40 à Cahors, 37 à Saint-Nazaire, 26 à Angers, une quarantaine à Rouen, une trentaine à Pau et Alès ou encore une vingtaine à Angoulême.

Là encore, les chiffres sont appelés à évoluer dans les prochains jours, si certains salariés choisissent finalement de se faire vacciner mais aussi en fonction des retours de personnels actuellement en congés ou en arrêt maladie et qui pourraient à leur tour être suspendus.

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Pour rappel, l'obligation vaccinale contre le Covid-19 est entrée en vigueur mercredi pour 2,7 millions de professionnels : hôpitaux, maisons de retraite, soignants libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers. Les contrevenants, qui ne justifient pas d'une première injection, d'une contre-indication vaccinale ou d'une contamination récente, "ne peuvent plus exercer leur activité", selon la loi du 5 août.

D'après Santé publique France, qui se base sur des échantillons de l'Assurance maladie, au 14 septembre 89,8% des soignants avaient reçu au moins une dose dans les structures accueillant des personnes âgées dépendantes (Ehpad, USLD).

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