Pourquoi paye-t-on un reste à charge à chaque test PCR ou antigénique ?

Test PCR effectué après l'arrivée d'une voyageuse à l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle (Paris).

COVID-19 - Les opérations de dépistage contre le Covid-19 sont prises en charge à 100% par la Sécurité sociale, mais les assurés doivent s'acquitter à chaque fois une participation forfaitaire et d'une franchise de 2,50 à 3 euros.

Un dépistage 100% pris en charge par l’Assurance Maladie, mais pas gratuit : la nuance est fine, mais elle existe bel et bien. Dès que l’on réalise un test PCR ou antigénique, quelques lignes s’ajoutent à nos relevés de remboursement de l’Assurance Maladie. Une participation forfaitaire et une franchise restent à régler par l’assuré : entre 2,50 et 3 euros pour chaque prélèvement nasal. 

Cette variation de montant s’explique par un calcul différent en fonction du professionnel de santé qui réalise le test. Si un infirmier assure le dépistage, on additionne une franchise de 50 centimes sur le prélèvement, une participation forfaitaire de 1 euro sur l’analyse biologique et une dernière participation pour la remontée d’information dans le fichier Si-DEP de 1 euro également. Chez le médecin, comptez 50 centimes de plus sur le prélèvement.

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Un montant déduit des remboursements ultérieurs avec le tiers-payant

Concrètement, les sommes sont déduites automatiquement du montant des remboursements de la Sécurité sociale. Pour les assurés disposant du tiers-payant, le reste à charge est défalqué sur un remboursement ultérieur - “sur l'ensemble des prestations d'assurance maladie, qu'il s'agisse des remboursements de soins ou des prestations en espèces”, précise la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Quant aux autres, ils avancent les frais de dépistage et seront remboursés du montant du test, avec ces quelques euros en moins.

Ces restes à charge existent en réalité depuis une quinzaine d’années. La participation forfaitaire “s'applique pour toutes les consultations ou actes réalisés par un médecin, mais également sur les examens radiologiques et les analyses de biologie médicale” selon le site de l’Assurance Maladie, tandis que la franchise médicale concerne la prescription de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.

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Les mineurs, femmes enceintes et professionnels de santé exemptés

Tous les assurés français doivent se plier à cet acquittement, exception faite de plusieurs profils, des mineurs aux femmes enceintes (du 1er jour du 6e mois de grossesse et jusqu'au 12e jour après l'accouchement) en passant par les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l’Aide médicale d'État (AME). 

Les personnels soignants sont aussi épargnés de ce reste à charge, à condition d’être testés au sein de leurs établissements de santé. Pour profiter de la même exemption, l’Assurance maladie recommande aux personnels de structures médico-sociales de recourir à un test antigénique réalisé par les salariés de ces structures, ou auprès de professionnels de santé libéraux “rémunérés aux forfaits horaires ou de journée”. Quant aux tests PCR réalisés par des professionnels de santé libéraux à l’acte, “il a été convenu que les personnels seraient remboursés de leurs franchises et participations via les gestionnaires de leurs établissements qui eux-mêmes seront indemnisés par les ARS”, nous précise la Cnam.

L’organisme explique à LCI que ce “reste à charge n’est pas immense, en comparaison avec le prix des tests dont doivent s'acquitter les habitants d’autres pays”. Selon RTL, les tests PCR et antigéniques coûtent 31 à 54 euros à la Cnam, à raison de 2,5 millions de dépistages réalisés chaque semaine depuis septembre.

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