Bordeaux : deux vacataires du vaccinodrome interpellées pour de fausses attestations

Des centres de vaccination éphémères seront déployés dans d'autres régions dès que des clusters apparaîtront.

SUSPICION DE FAUX - Deux jeunes filles, déférées mercredi, seront jugées en correctionnelle en janvier pour corruption passive et faux et usage de faux, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information du quotidien "Sud Ouest".

Certains de leurs agissements intriguaient leurs collègues. Deux vacataires du vaccinodrome de Bordeaux âgées de 18 et 20 ans, ont été interpellées pour de fausses attestations de vaccins délivrées à des connaissances pour "rendre service" à des anti-vaccin, en se faisant un peu d'argent au passage, a-t-on appris jeudi 5 août de source judiciaire.

En attendant d'être jugées en correctionnelle, en janvier, pour corruption passive et faux et usage de faux, elles se sont vu interdire d'exercer, d'ici là, une activité en lien avec la vaccination, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Toutes deux, en tant qu'agentes administratives contractuelles, faisaient partie d'une équipe de plus de 70 personnes travaillant au vaccinodrome de Bordeaux-Lac, et ont été signalées à la police par des collègues. Interpellées et placées en garde à vue, elles ont reconnu après enquête avoir établi et délivré de faux certificats de vaccination : une quinzaine pour l'une, au moins deux pour l'autre.

Des tarifs entre 80 et 300 euros

Les motivations, selon leur dires, tenaient de l'altruisme, pour "rendre service" à des gens qui ne voulaient pas se faire vacciner mais qui "ont le droit de ne pas être exclus de certains endroits", mais aussi de l'intérêt, avec des tarifs entre 80 et 300 euros. Le bénéfice global de l'opération dépasserait le millier d'euros. Une des deux suspectes a affirmé n'avoir pas perçu d'argent.

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Une dizaine de bénéficiaires de ces attestations, essentiellement des proches ou connaissances de connaissances, ayant eu vent du filon par le bouche-à-oreille, ont été entendus par les enquêteurs. Les attestations étaient réalisées depuis l'ordinateur des contractuelles, avec la Carte vitale du bénéficiaire, et la remise de l'attestation se faisait lors d'un rendez-vous en ville.

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