Mort d'une lycéenne après sa 2e dose : il est "trop tôt" pour savoir si le vaccin est en cause

Le vaccin Pfizer va encore rester le plus injecté pendant plusieurs mois.

INVESTIGATIONS - Une enquête a été ouverte après la mort d'une adolescente survenue quelques jours après l'injection de sa deuxième dose du vaccin Pfizer à Gardanne. En attendant le rapport définitif d'autopsie, son cas a été signalé à la pharmacovigilance.

Les investigations se poursuivent. Après le décès d'une adolescente survenu le 21 septembre quelques jours après sa seconde injection du vaccin Pfizer à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône, le parquet d’Aix-en-Provence a confirmé qu’une autopsie avait été diligentée dans le cadre d’une enquête en recherche des causes de la mort. "Des analyses médicales et pharmacologiques sont en cours", a de son côté indiqué l’ARS à 20 Minutes, soulignant qu’il est "trop tôt pour savoir s’il y a un lien ou non"  entre la mort de la jeune fille et la vaccination.

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Son cas a toutefois d'ores et déjà été signalé à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui suit les effets indésirables du vaccin au Covid-19 chez les 12-18 ans, comme le prévoit le protocole.

L’hypothèse d’une embolie pulmonaire

Il y a dix jours, la lycéenne de 17 ans avait été victime d'une série de malaises dans le réfectoire de l'établissement avant d'être transportée en urgence à l’hôpital d’Aix-en-Provence où sa mort avait été constatée le lendemain de sa prise en charge. Selon la procédure habituelle lorsque les circonstances d’un décès méritent d’être éclaircies, notamment en cas de mort brutale d’une jeune personne, le médecin chargé de signer l’acte avait relevé un "obstacle médico-légal".

Si l'autopsie diligentée par le parquet a déjà été réalisée en partie, les conclusions définitives ne sont pas encore connues et ne devraient pas l'être avant encore plusieurs jours. "La cause première serait une embolie pulmonaire, mais il faut encore en rechercher l’origine", a indiqué Achille Kiriakides, le procureur de la République d’Aix-en-Provence ce mercredi à La Provence

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Pour l'heure, seuls les vaccins à vecteur viral (AstraZeneca et Janssen) ont fait l'objet d'une mise en garde pour les moins de 55 ans, en raison d'un risque accru de thrombose atypique rare. Ce n'est donc pas le cas des vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna, seuls accessibles aux 12-17 ans. 

Pour l'heure, l’Agence nationale de sécurité du médicament se veut de son côté rassurante sur la sécurité du vaccin pour les jeunes de 12 à 17 ans. "Au 16 septembre 2021, plus de 4,5 millions d’entre eux ont reçu au moins une injection. Au total, 591 cas dont 206 graves ont été rapportés après la vaccination. Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les sujets les plus jeunes", précise-t-elle.

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