"Décorrélation entre hospitalisations et diagnostics" : que disent les chiffres des précédentes vagues ?

"Décorrélation entre hospitalisations et diagnostics" : que disent les chiffres des précédentes vagues ?

PARALLÈLE - Olivier Véran a expliqué ce mardi qu’un décalage, à attribuer à la vaccination, est observé entre les cas positifs au Covid-19 et les nouvelles hospitalisations. Quelle différence avec les vagues précédentes ?

Ce mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran a souligné l'effet positif de la vaccination, assurant, en citant des études de Santé Publique France et de l'Inserm, qu'on observe déjà "une décorrélation entre les hospitalisations et les diagnostics". Il s'est réjoui qu'"il y ait moins de patients hospitalisés pour formes graves du Covid dans notre pays qu'il y en avait lors des vagues précédentes pour un nombre de contaminés identiques".

Toute l'info sur

Covid-19 : le défi de la vaccination

Selon les données de Santé publique France, 26.871 nouveaux cas positifs ont été comptabilisés mardi 27 juillet contre 18.181 mardi dernier, soit le chiffre quotidien le plus haut depuis le 28 avril. Avec 121 nouvelles admissions en 24 heures, 978 patients se trouvaient mardi dans les services de soins critiques qui prennent en charge les cas les plus graves, contre 952 lundi et 876 il y a une semaine. Le nombre total de malades du Covid-19 hospitalisés, qui a repassé lundi la barre des 7000, atteignait 7137 mardi, dont 557 nouveaux patients admis au cours des dernières 24 heures. Mis en parallèle avec ceux des précédentes vagues, ces chiffres corroborent-ils un décalage attribuable à l'avancée de la couverture vaccinale ?

Retour sur la troisième vague

À titre de comparaison, aux prémices de la seconde vague, à la mi-mars, la moyenne des nouveaux cas positifs quotidiens oscillait aussi autour des 27.000 cas, un chiffre qui avait de nouveau été atteint fin avril donc. Dans le détail, entre le 8 mars et le 14 mars derniers, 169.470 nouveaux cas avaient été confirmés, soit 24.210 cas en moyenne chaque jour tandis que le nombre de patients Covid-19 hospitalisés en France était plus de trois fois supérieur à l'actuel (25.552 au 16 mars). En services de soins critiques, le nombre de patients atteignait quant à lui, 4260 patients, soit plus de quatre fois plus qu'actuellement. 

La semaine suivante, du 15 au 21 mars 2021, alors que près de 30.000 nouveaux cas étaient recensés par jour, le nombre de patients hospitalisés pour Covid restait très élevé (26.818 au 23 mars). 4655 patients étaient alors hospitalisés en réanimation.

Retour sur la seconde vague

Lors de la seconde vague épidémique, le nombre de personnes testées positives en 24 heures avait atteint les 27.000 au 15 novembre, ce chiffre ayant déjà été atteint mi-octobre. À date, 33.050 personnes étaient alors hospitalisées pour Covid-19, tandis que nombre de personnes en  réanimation se stabilisait à 4880,  soit près de cinq fois plus qu'actuellement.

Fin janvier, entre la seconde et troisième vague, 26.916 nouveaux cas en 24 heures avaient aussi été recensés, pour plus de 27.000 personnes à l'hôpital et 3107 personnes étaient en réanimation et soins intensifs, corroborant là aussi la "décorrélation" actuellement observée, évoquée ce mardi par Olivier Véran.  

Lire aussi

Grâce à l'accélération de la vaccination, l'Institut Pasteur anticipe d'ailleurs dans ses dernières projections publiées mardi, une baisse de près de la moitié des admissions journalières au pic de l'épidémie. En l'absence d'une diminution du taux de reproduction du virus, les chercheurs projettent, 2500 nouvelles admissions par jour au pic de la quatrième vague contre 4800 dans les projections du 9 juillet.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Macron et Biden promettent de restaurer la "confiance", abîmée par la crise des sous-marins

EN DIRECT - Covid-19 : 59 décès en 24 heures, 1656 patients toujours en soins critiques

Covid-19 : à moins d'un mois de sa mise en place, le déremboursement des tests vire au casse-tête

Covid-19 : l'épidémie devrait redémarrer "cet automne", prévient Arnaud Fontanet

Crise des sous-marins : la surprenante lettre envoyée par l'Australie à la France

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.