Guadeloupe : fusil sur la tempe, car-jacking... l'ARS alerte sur les agressions physiques de soignants

Crise en Guadeloupe : Jean Castex s'exprime

MISE EN GARDE - Des plaintes ont été déposées et des poursuites engagées à la suite d'agressions survenues en Guadeloupe à l'encontre de professionnels de santé ces derniers jours, a mis en garde l'Agence régionale de santé.

"Ce n'est pas acceptable". L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Guadeloupe a alerté ce lundi 22 novembre sur les agressions physiques que subissent des soignants du département d'outre-mer, en proie à une contestation sociale liée à l'obligation vaccinale contre le Covid-19.

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Précisant que des plaintes ont été déposées et des poursuites engagées à la suite de ces faits dont ont été victimes les professionnels de santé "alors qu'ils allaient soigner les pères, les mères et les enfants de Guadeloupe", l'ARS s'est appuyée sur plusieurs exemples concrets. 

"Menacé avec un fusil à pompe"

L'institution cite notamment l'exemple d’un médecin "tenu en joue avec un fusil sur la tempe à la sortie de sa garde aux urgences", mais aussi celui d'un aide-soignant "menacé avec un fusil à pompe", ou encore des occupants d'un véhicule d'hospitalisation à domicile qui "ont été pris à partie par des personnes armées" et d'un personnel soignant "victime d'une tentative de car-jacking".

Le communiqué dénonce en outre les effets de la situation sur la santé des patients. "Le report de leurs soins peut être dangereux" et les délais d’attente aux barrages exposent à "la dégradation de l’état de santé de la personne", peut-on lire. L'ARS s'inquiète par ailleurs de la "condition des personnes isolées, âgées ou handicapées qui ont pu se retrouver seules à leur domicile, car leurs enfants ou leurs aides ménagères n’ont pu venir leur donner à manger ou dormir avec elles".

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La Guadeloupe, où un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté (Insee) avec un fort taux de chômage (19%), est secouée depuis plusieurs jours par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants, qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences avec barricades, pillages et incendies. Pour sortir de l'impasse, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé lundi la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale, à l'issue d'une réunion avec des élus.  

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