Covid-19 : voici comment travaille une Agence régionale de santé

Covid-19 : voici comment travaille une Agence régionale de santé

IMMERSION - Depuis le début de l'épidémie, les Agences régionales de santé sont sur tous les fronts pour gérer la crise sanitaire. Comment travaillent-elles concrètement ? L'une de nos équipes a passé une journée aux côtés du directeur de l'ARS de la région PACA.

Elles ont souvent été mises en cause pour leur lourdeur, ou encore leur lenteur. Pourtant, les Agences régionales de santé (ARS) sont le cœur du réacteur dans la lutte contre le Covid-19. Pour s'en convaincre, une équipe de TF1 s'est glissée parmi les 600 agents que compte l'Agence de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Au menu du jour ce matin-là, un sujet qui suscite la polémique et occupe tous les esprits : la campagne de vaccination que ces Agences sont chargées d'organiser au niveau régional, en veillant à la fluidité de toute la chaîne de distribution depuis le stockage des vaccins jusqu’à la vaccination des patients.

Un point sur les premiers concernés, les Ehpad, est donc organisé dès le début de la journée en présence du directeur général, Philippe de Mester. Nous sommes le 6 janvier et Dominique Gauthier, la directrice de l'offre médico-sociale, annonce une première vaccination dans un établissement de santé de la région, soit une semaine et demie après le début de la campagne nationale. "Mais un jour après la livraison des vaccins ici", tempère-t-elle. Un problème de logistique ? "Ce n'est pas un problème mais une solution la livraison des vaccins", rectifie le directeur. Pas question donc de parler d'inertie. "On les a planifiés et on a fait en sorte que les gens soient prêts", ajoute-t-il. 

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Le 20h

Bien sûr qu'il faut des documents techniques pour faire des choses techniques qui sont des choses compliquées, car le jour où on aura un accident, on nous dira qu'on n'en pas fait assez.- Philippe de Mester, directeur de l'ARS Paca

Quant au document de 45 pages à l'attention des directeurs d'Ehpad, là non plus il ne s'agit pas de bureaucratie excessive. "Bien sûr qu'il faut des documents techniques pour faire des choses techniques qui sont des choses compliquées, car le jour où on aura un accident on nous dira qu'on n'en pas fait assez", s'agace Philippe de Mester. Dix-sept établissements sur les 574 que compte la région vont donc pouvoir commencer à vacciner dans les prochains jours. Pour l'ARS, ce n'est pas un sprint, mais une course de fond. "Il faut tenir, il faut construire des choses qui sont solides et qui vont durer des semaines et des semaines", poursuit le directeur. Et qu'on ne l'accuse pas de lenteur. "On n'y va pas lentement mais solidement", insiste-t-il.

Autre dossier brûlant : trois personnes porteuses des souches britanniques et deux du variant sud-africain viennent d'être identifiées dans la région. La cellule de crise de l'ARS est mobilisée et des contrôles sont effectués dans les ports et les aéroports. "Dès lors qu'on suspecte une présence sur le sol britannique ou un contact avec une personne qui a fait un séjour en Angleterre, ça nous met en alerte. On envoie le test pour un séquençage et pour être sûr qu'il s'agit bien d'un virus muté. Donc là on a vraiment un suivi très fin de cette situation", explique Alaa Ramdani, celui qui est en charge du pilotage de cette cellule.

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La journée se poursuit par une visite sur le terrain, à l'hôpital nord de Marseille, où la vaccination des soignants vient de commencer. "J'ai été vacciné hier, je n'ai ressenti aucun effet", raconte Philippe de Mester. C'est bien sûr Un soulagement pour beaucoup de médecins. "J'attendais ce moment avec beaucoup d'impatience parce que je suis ophtalmologiste et donc à 20 cm des patients toute la journée. Je suis très heureuse de pouvoir enfin travailler sereinement", confirme le Dr Isabelle Rendu. Ce mercredi soir, plus de 1 100 personnes étaient vaccinées dans toute la région PACA, qui compte cinq millions d'habitants.

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