Covid-19 : face à la dégradation de leurs conditions de travail, ils ont décidé de quitter l'hôpital

Covid-19 : face à la dégradation de leurs conditions de travail, ils ont décidé de quitter l'hôpital

RAS-LE-BOL - Certains membres du personnel hospitalier ont décidé de quitter leurs fonctions, se plaignant de la surcharge de travail, toujours plus intense avec la pandémie de Covid-19.

Depuis plus d’un an et le début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le personnel hospitalier est en première ligne et au bord de l’asphyxie, alors qu’une troisième vague frappe l’Hexagone. Devant la dégradation des conditions de travail, nombreux sont ceux à jeter la blouse blanche. C’est le cas de cette jeune infirmière qui, après seulement trois ans de pratique à l’hôpital, a décidé de quitter son établissement.

"On fait du non-stop, on ne s’arrête pas, on ne prend pas de pause, on ne mange pas. On fait nos transmissions, on continue après de finir notre travail, et après on s’en va", déplore-t-elle, avant d’ajouter : "On a vraiment tous les types de soins et on est toutes seules pour 48 patients. On s’épuise et après on craque." Si les démissions et les demandes de disponibilité des personnels hospitaliers est en augmentation, quitter l’hôpital n’est pas chose aisée.

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Des départs retardés

"On ne peut pas laisser partir le personnel qui est en place, parce qu’on ne pourra plus assurer les soins si on les laisse partir. Ils font leur demande à leurs établissements, pour partir, qui sont obligés de leur répondre : 'Ok, on va te laisser partir, dans six mois, neuf mois, un an", indique Céline Laville, présidente de la Coordination nationale des infirmières (CNI) au micro de TF1. Conséquence directe : les arrêts maladie et accidents de travail se multiplient.

Selon une enquête récente, près de 70% des soignants se déclarent épuisés par le stress et les conditions de travail, à l’instar de Mélodie, qui a pris la décision de quitter l’hôpital en novembre dernier pour devenir infirmière libérale. "Je leur en veux parce que j’ai l’impression qu’on n’a pas du tout été pris en considération. C’était bien beau de nous applaudir tous les soirs, mais pour nous la surcharge de travail est toujours plus importante, mais j’aime mon métier", explique-t-elle.

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Pour Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), cet exode est compréhensible : "Dans un contexte où l’hôpital était déjà en sous-effectif avant la crise, où la crise dure depuis un an et avec une pénibilité énorme et une fatigue énorme, qu’il y ait des hospitaliers qui lâchent prise, c’est inévitable. On ne le mesure pas, il n’y a pas de chiffres, mais on sait qu’inévitablement il y en a qui lâchent."

Reste à savoir si le confinement de quatre semaines mis en place dans seize départements, conjugué à la campagne de vaccination, va freiner la progression de l'épidémie et ainsi donner plus d'air et améliorer les conditions de travail des infirmiers, médecins et aides-soignants. Réponse dans les prochaines semaines.

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