Faute de doses, des centres de vaccination ferment : "C'est complètement incompréhensible"

Trois semaines après son coup d'envoi, 693 000 personnes ont été vaccinées. Plusieurs centres ont cependant dû fermer faute de doses suffisantes de vaccins. Combien de centres sont concernés ? Ces fermetures sont-elles définitives ?

COUAC - Des centres de vaccination ont vu leur date d'ouverture repoussée en France tandis que d'autres ont dû fermer, en raison de livraisons insuffisantes de doses de vaccins. Les élus dénoncent une situation inacceptable.

Faux départ pour la vaccination des plus de 75 ans ? Faute de recevoir suffisamment de doses de vaccin livrées par les agences régionales de santé, plusieurs centres de vaccination ont dû repousser leur date d'ouverture voire fermer lorsqu'ils étaient déjà ouverts. Conséquence ? Créneaux annulés, prises de rendez-vous suspendues jusqu'à nouvel ordre... les standards de prise de rendez-vous ont du revoir leur fonctionnement et les appels se font dans l'autre sens.

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Plusieurs centres de vaccination d'Alsace sont concernés, notamment trois qui devaient initialement ouvrir dans la couronne strasbourgeoise et dont le report est fixé au 28 janvier. "Tout est prêt, on était censés commencer cet après-midi", témoigne notamment au micro de LCI, Silvio Philippe, directeur de cabinet du maire de Schiltigheim, dans le Bas-Rhin. Installé dans une salle de spectacles, le centre de vaccination municipal était censé recevoir près de 300 patients par jour.

"Il fallait organiser les choses"

"C'est quand même dans l'Est et dans le Sud-Est qu'il y a le plus fort taux d'incidence. Donc c'est là qu'il faut mettre en place les moyens les plus appropriés" rappelle Georges Schuler, maire de la commune de Reichstett dont presque 15% des concitoyens ont plus de 75 ans pour RFI. "On n'est pas dans une guerre virtuelle, tous les jours il y a des gens qui meurent", poursuit-il.

En Normandie, le sort réservé au centre de vaccination d'Alençon suscite autant d'incompréhension localement, à ce détail près que lui était déjà ouvert. Installé dans le centre hospitalier et réservé aux personnels soignants, il a dû fermer ce mercredi à la demande de l'Agence régionale de santé. "C'est complètement incompréhensible", a réagi ce jeudi sur LCI Christophe de Balorre président du Conseil départemental  de l'Orne, évoquant une "situation incongrue". Et de poursuivre : "Les gens ne savent pas comment ils vont pouvoir faire le rappel". Dénonçant un "manque de préparation et d'anticipation", l'élu déplore  qu'"on court toujours après la solution" alors qu'"il fallait organiser les choses".

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Pour rappel, le calendrier de la campagne vaccinale prévoit qu'en février les vaccinations seront ouvertes aux plus de 65 ans mais avec les retards enregistrés, ce dernier pourrait bien être bouleversé.

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