Covid-19 : une 4e vague cet automne ? La mise en garde de l'Institut Pasteur

En Europe, le nombre de cas de Covid augmente à nouveau. L'OMS met en garde aujourd'hui contre le risque d'une quatrième vague. Mais comment expliquer cette hausse ?

CRAINTES - Un rebond de l'épidémie pourrait avoir lieu cet automne, prévient lundi l'Institut Pasteur. Tout dépendra des mesures prises et de la campagne de vaccination.

Une quatrième vague de Covid-19 possible cet automne. C'est l'un des scenarios envisagés par l'Institut Pasteur, dans ses prévisions diffusées lundi. Reste à prendre en compte plusieurs paramètres, dont va dépendre la situation sanitaire ces prochains mois.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Dans le détail, l'Institut précise que "sous des hypothèses réalistes concernant le R0 (le nombre de personnes infectées par un malade, sans mesures de protection) du variant dominant et la couverture vaccinale cet automne, un pic d’hospitalisations important est possible en l’absence de toute mesure de contrôle de l’épidémie". 

Les non-vaccinés "contribuent de façon disproportionnée à la transmission"

Pour essayer de projeter le plus objectivement possible, les chercheurs ont établi un scénario de référence. Ce dernier prévoit que 30% des 12-17, 70% des 18-59 ans et 90% des plus de 60 ans sont vaccinés, avec le variant Alpha en circulation et sans mesures de contrôle. Dès lors, "un pic d’hospitalisations comparable au pic de l’automne 2020 pourrait être observé". Autre élément à retenir ici : les personnes non-vaccinées de plus de 60 ans représenteraient 3 % de la population, mais 35% des hospitalisations, selon les équipes de Pasteur.

Pour établir ces prévisions, l'Institut précise avoir intégré le taux de couverture vaccinale et ses conséquences sur la diffusion de l'épidémie. Les chercheurs soulignent d'ailleurs que "les personnes non-vaccinées contribuent de façon disproportionnée à la transmission : une personne non-vaccinée a 12 fois plus de risque de transmettre le SARS-CoV-2 qu’une personne vaccinée".

La nécessité de contrôler la circulation virale dans les écoles

Autre enseignement de cette étude : le rôle crucial que vont jouer les plus jeunes à la rentrée. Car selon l'Institut, "les enfants et adolescents devraient être peu vaccinés cet automne". Or ce groupe - qui représente environ un quart de la population – serait responsable de près de la moitié des infections et des transmissions du virus. Dès lors, en cas de nouvelle vague épidémique, "le contrôle de la circulation virale dans les écoles, collèges, lycées pourrait être nécessaire pour diminuer la pression sur le système hospitalier". Les chercheurs mettent d'ores et déjà sur la table de nouvelles mesures, comme des fermetures de classes.

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Enfin, l'étude évoque ouvertement des mesures différenciées entre vaccinés et non-vaccinés car "les mesures non-pharmaceutiques ont quasiment le même impact si elles ciblent l’ensemble de la population ou uniquement les personnes non-vaccinées". Néanmoins, précise le document, instaurer des mesures uniquement pour les personnes non vaccinées "soulève des questions éthiques et sociales qu’il est important d’explorer".

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