Covid-19 : le collectif citoyen sur le vaccin tire sa révérence... en toute discrétion

Covid-19 : le collectif citoyen sur le vaccin tire sa révérence... en toute discrétion

CORONAVIRUS - Les 35 Français tirés au sort avaient pour mission depuis janvier de rendre des observations sur la campagne vaccinale contre le Covid. Ils ont clos leurs travaux fin septembre, sans que personne ne s’en aperçoive.

Pour aller dans la comparaison, d’autres citoyens tirés au sort ont eu droit avant eux à plus de notoriété. À l’image des 150 de la Convention pour le climat, choisis pour réfléchir à des propositions sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, ces 35 là devaient participer à la campagne vaccinale en donnant leur avis sur celle-ci, face aux réticences d’une certaine frange de la population. Mais bien que profondément démocratique, l’exercice n’a pas bénéficié d’une transparence totale. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Fin de partie après neuf mois de travaux

Désignés en janvier à l’initiative du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ces 35 censés représenter une France miniature, avec ses certitudes et ses doutes, avaient alors neuf mois devant eux pour se réunir (à chaque fois à distance) et rendre plusieurs avis remis au Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, piloté par Alain Fischer, et au Premier ministre. Ils ont achevé leur mission les 24 et 25 septembre derniers, dans la plus grande discrétion.

Les communiqués du CESE ont pourtant bien été publiés en temps et en heure, retraçant les différentes sessions du collectif citoyen, mais l’intérêt général éprouvé pour sa mission, considérée comme assez obscure, a été quasi nul. Sollicité, le CESE liste cependant les différents apports du comité de citoyens au cours de l’année écoulée : communication à l’égard du grand public, dialogue avec les professionnels de santé, enjeux liés à l’accès à la vaccination, vaccination des enfants, obligation vaccinale…

Autant de sujets sur lesquels le gouvernement a dû ajuster sa politique au fur et à mesure de la campagne, abaissant par exemple la vaccination à l’âge de 12 ans ou la rendant obligatoire pour tous les soignants. Invité le 14 septembre dernier pour une session de rentrée, le chef du gouvernement s’est de son côté satisfait de cette mission citoyenne, à quelques jours de sa fin : "Avec près de 50 millions de Français primo-vaccinés, les objectifs fixés au collectif sont atteints et j’en remercie les membres pour le travail qu’ils ont accompli". 

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Mais difficile de dire jusqu'à quel point les 35 tirés au sort ont été écoutés et lus par l’exécutif. Rares sont les fois où ce collectif a pu être cité publiquement par Jean Castex ou Olivier Véran, tout au long de ses travaux. "Le collectif citoyen n’avait pas pour mission de faire des propositions de politique sanitaire et vaccinale. Sa mission était d’intervenir en amont, en formulant des observations sur les choix de politique vaccinale et à s’exprimer sur les questionnements, peurs, résistances et questions éthiques que peut susciter la vaccination contre la Covid-19", nous précise alors le CESE. Le gouvernement, lui, envisage déjà de nouvelles "démarches participatives" de ce genre.

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