Covid-19 : Didier Raoult accusé d'avoir fait pression sur ses équipes pour falsifier des résultats sur l'hydroxychloroquine

Ces "distinctions" sont décernées depuis 2012.

MÉDECINE - Une nouvelle enquête interne a été demandée vendredi par l'Assistance Publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM). En cause : les accusations de Mediapart visant l'institut dirigé par le professeur Raoult et ses recherches sur l'hydroxychloroquine.

Nouvel épisode dans le conflit entre Didier Raoult et l'Assistance Publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM). Une enquête interne a été demandée vendredi, après les nouvelles accusations de Mediapart visant l'institut dirigé par le professeur. Selon le site d'informations, "plusieurs membres" de l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, dirigé par le professeur Didier Raoult, ont "dénoncé les pressions exercées" par celui-ci ainsi que "la falsification de résultats scientifiques", afin de "démontrer l'efficacité de l'hydroxychloroquine" contre le Covid-19. 

"Les faits rapportés, s'ils étaient avérés, constitueraient des dysfonctionnements graves", a réagi l'AP-HM dans un communiqué, en prenant "l'initiative d'une enquête interne afin de confirmer la véracité des faits rapportés par la presse".

"Les résultats n'allaient pas dans le sens de Didier Raoult"

Concrètement, explique Mediapart, "plus d'une dizaine de personnes (biologistes, médecins, internes ou assistants)" membres de l'IHU ont dénoncé "la falsification de résultats biologiques permettant de conclure à l'effet bénéfique de l'hydroxychloroquine en biaisant les résultats des tests PCR dans une étude comparant des patients de l'IHU prenant le traitement et des patients du CHU de Nice ne le prenant pas".

"Les résultats 'n'allant pas dans le sens de Didier Raoult', le seuil de positivité des tests PCR a été modifié, rendant ainsi négatifs un plus grand nombre de résultats pour les patients suivis à Marseille", explique Mediapart, en citant les témoignages de ces membres de l'IHU lors d'entretiens en octobre avec leurs employeurs respectifs, que ce soit l'Université Aix-Marseille, l'AP-HM ou encore l'Inserm ou l'Institut de recherche pour le développement (IRD). 

Dans l'article de Mediapart, tous ces témoignages sont anonymisés. Contactés par l'AFP, ni l'IHU ni le professeur Raoult n'ont souhaité commenter les affirmations du site d'informations. 

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Essais cliniques sauvages : le professeur Raoult dans la tourmente

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L'AP-HM avait déjà demandé une enquête interne au sein de l'IHU, le 22 octobre, après un autre article, toujours de Mediapart, sur de supposés "essais cliniques" illégaux contre la tuberculose menés depuis 2017 par l'institut du professeur Raoult. L'AP-HM avait justifié cette enquête par la "gravité et l'ampleur potentielle des faits relatés". Des accusations balayées par l'intéressé le 28 octobre, sur C8 : "Il n'y a pas eu d'essais, seulement des choix thérapeutiques par des médecins."

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