Obligation vaccinale : près de 450 soignants du CHU de Nice suspendus

Obligation vaccinale : près de 450 soignants du CHU de Nice suspendus

CORONAVIRUS - L'obligation vaccinale contre le Covid-19 est entrée en vigueur mercredi pour 2,7 millions de professionnels. À Nice, ils sont environ 450 à avoir été sanctionnés.

L'ultimatum a expiré. Deux mois après son annonce par Emmanuel Macron, l'obligation vaccinale s'applique à tout le système de soins, au sens large. Les contrevenants sont prévenus : sans justifier d'une première injection, d'une contre-indication vaccinale ou d'une contamination récente, ils "ne peuvent plus exercer leur activité", selon la loi du 5 août. C'est le cas à Nice, où des centaines de personnes ont été sanctionnées.

Selon Nice Matin, "près de 450 personnes ont été suspendues par la direction de l'hôpital pour ne pas avoir présenté de schéma vaccinal complet". Un chiffre plus que conséquent, le CHU de la ville comptant environ 7500 personnels, dont 95% de vaccinés, selon le quotidien. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Cela doit se traduire pour eux par la suspension immédiate du contrat de travail, sans rémunération - à moins d'utiliser des jours de congés pour retarder l'échéance. Selon le secrétaire général FO du CHU de Nice, également responsable départemental du syndicat pour les services publics et de santé, "on va être obligés de fermer des services". 

"Environ 3000 contrats de travail suspendus dans les prochains jours"

Même chose à Cahors, où près de 40 agents hospitaliers sont suspendus suite à la mise en place de l'obligation vaccinale, précise ce mercredi La Dépêche.

Combien sont-ils dans le reste du pays ? Des milliers sans doute, même si les estimations varient du simple au décuple selon les sources. D'après Santé publique France, qui se base sur des échantillons de l'Assurance maladie, au 12 septembre 89,3% des soignants avaient reçu au moins une dose dans les structures accueillant des personnes âgées dépendantes (Ehpad, USLD). "Il y aura peut-être 1% à 2% de suspensions", estime Florence Arnaiz-Maumé, secrétaire générale du Synerpa, qui représente les Ehpad privés et s'attend "à environ 3000 contrats de travail suspendus dans les prochains jours".

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"Ne donnons pas l'impression que les suspensions seront massives, alors que c'est tout l'inverse", a assuré la ministre déléguée à l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, dans un entretien au Parisien. "J'ai visité quelques Ehpad ces derniers jours, et souvent il reste un soignant à vacciner."

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