Tensions en Guadeloupe : le couvre-feu prolongé jusqu'au 27 novembre

Tensions en Guadeloupe : le couvre-feu prolongé jusqu'au 27 novembre

CRISE - La préfecture de Guadeloupe a prorogé, mardi 23 novembre, le couvre-feu, fixé de 18 heures à 5 heures, jusqu'à la fin de la semaine. Une décision prise "compte tenu des mouvements sociaux en cours" dans le département ultramarin.

Les tensions persistent en Guadeloupe. Si la cinquième nuit de violences, mardi 23 novembre, a été plus calme que les précédentes, selon la préfecture, elle a toutefois été marquée par des tirs à balles réelles contre les forces de l'ordre, dénoncés par les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et des Outre-mer Sébastien Lecornu. Signe que les esprits ne sont pas encore tout à fait apaisés, le préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte a décidé la prorogation du couvre-feu de 18 heures à 5 heures, dont l'application expirait mardi, jusqu'au samedi 27 novembre, "compte tenu des mouvements sociaux en cours".

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

"Le couvre-feu est instauré sur l'ensemble du département de la Guadeloupe à l’exception des îles de la Désirade, de Marie-Galante et des Saintes", a précisé, mardi 23 novembre, la préfecture du département ultramarin dans un communiqué, "parallèlement, la vente d’essence en jerrican est toujours interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires".

Une tension qui reste vive sur place

Le mouvement de contestation de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les personnels soignants et les pompiers a débuté le 15 novembre en Guadeloupe, avec un appel à la grève générale d'un collectif d'organisations syndicales et citoyennes. Ces organisations réclament aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz. Gérald Darmanin a fait du rétablissement de l'ordre public "le préalable à toute discussion évidemment".

"Plus de 90 interpellations" et "plus de 60 gardes à vue" ont eu lieu depuis le début de la crise, a précisé le patron de la place Beauvau, alors que 250 policiers et gendarmes, dont 50 du GIGN et du Raid, ont été envoyés en renfort. Sur place, les stigmates de la semaine de contestations restent toujours visibles, comme dans le canton du Gosier, où carcasses de voitures calcinées, débris et restes de barricades obstruent la route principale qui traverse la ville. Dans le centre-ville, la plupart des magasins sont fermés, à l'exception de quelques commerces alimentaires, d'une pharmacie ou d'une banque.

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Pour calmer la situation, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, lundi 22 novembre, la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. Une décision qui n'a pas convaincu en Guadeloupe, où la mobilisation va se poursuivre mercredi 24 novembre.

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