VIDÉO - Couvre-feu sous tension en Guadeloupe, le gouvernement envoie des renforts policiers

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VIOLENCES - La Guadeloupe restait samedi en proie à de vives tensions, sur fond de mobilisation contre le pass sanitaire, malgré le couvre-feu instauré la veille par le gouvernement et sa décision d'envoyer des renforts policiers. De nombreuses dégradations ont été constatées. Gérald Darmanin a indiqué dimanche soir que 2250 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Jean Castex doit rencontrer les élus locaux lundi soir.

Des violences qui perdurent malgré le couvre-feu. La nuit de vendredi à samedi a été particulièrement agitée en Guadeloupe malgré les mesures drastiques prises la veille par le gouvernement, sur fond de contestation du pass sanitaire et de l'obligation vaccinale. Au total, 31 personnes ont été interpellées, dont 4 ont été déférées, selon le ministère de l'Intérieur. 

Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu ont présidé une cellule de crise interministérielle samedi à 18 heures. À son issue, le ministre de l'Intérieur a indiqué que 2250 policiers et gendarmes allaient être mobilisés au total pour rétablir l'ordre, avec un renfort d'une cinquantaine d'agents du GIGN et du Raid. 

Selon nos informations, de nombreux heurts et dégradations ont émaillé la nuit. Une caserne de gendarmerie a ainsi été prise pour cible à Saint-François, un feu de portail ayant été déclenché. À Pointe-à-Pitre, des tirs de mortiers et des affrontements avec les forces de l'ordre ont été signalés, ainsi que des barrages de pneus enflammés tenus par plusieurs dizaines d'individus. Gérald Darmanin a indiqué que "des tirs à balle réelle" avaient visé les forces de l'ordre. 

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Des tensions sur l'ensemble du territoire

Au Gosier, au sud-est de Pointe-à-Pitre, des barrages ont été également posés et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles. De nombreux commerces ont fait l'objet de tentatives d'effraction. 

Aux Abîmes, au nord-est de Pointe-à-Pitre cette fois, une vingtaine d'individus encagoulés ont fait irruption dans un supermarché Carrefour Market, tandis que des abribus étaient pris pour cible dans le quartier Grand-Caen.

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Des barrages enflammés ont également été signalés à Basse-Terre, ainsi qu'à Morne-à-l'Eau, toujours selon nos informations. L'entrée d'un magasin Fnac a été forcée à Petit-Bourg, tandis qu'une trentaine d'individus encagoulés fracturaient l'entrée d'un magasin à Baie-Mahault. 

L'État a décrété vendredi un couvre-feu entre 18h et 5h sur l'ensemble du territoire face à la dégradation de la situation. Le préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte a annoncé cette mesure jusqu'au 23 novembre "compte tenu des mouvements sociaux en cours dans le département et des actes de vandalisme".

Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer ont "condamné" les violences de la nuit et apporté "tout leur soutien" aux forces de l'ordre. Le ministre des Outre-mer a annoncé, samedi soir, que Jean Castex allait rencontrer lundi soir l'ensemble des élus locaux de Guadeloupe, ajoutant que le dialogue allait se poursuivre avec les soignants. 

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