Quatrième vague : des projections plus optimistes en France grâce à l'accélération de la vaccination

L'épidémie recule dans 8 pays européens

SCENARIOS - Moins d'un moins après la publication d'un premier rapport sur la dynamique du variant Delta en France et l'évolution de la quatrième vague, l'Institut Pasteur a mis à jour ses modélisations. Publiées ce mardi, elles se veulent plus rassurantes.

La donne a changé. Près de trois semaines après la publication des derniers scénarios sur l'évolution de la quatrième vague de Covid-19 en France, l'Institut Pasteur a revu ses calculs et propose des projections moins sombres pour les semaines à venir. Publiées ce mardi, ces dernières reposent sur "l’effet combiné de l’accélération de la vaccination et d’une réduction, même petite, du taux de transmission qui peut avoir un impact important sur la taille de la quatrième vague"

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Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Avec en moyenne 684.000 injections de vaccin quotidiennes depuis la mi-juillet, la couverture vaccinale acquise pourrait selon les chercheurs permettre de limiter le pic épidémique attendu en septembre "dans la majorité des scénarios" avancés, un pic qui prévoit "une pression sur le système hospitalier qui peut devenir importante dès le mois d’août dans les scénarios les moins favorables".

Deux fois moins d'hospitalisations journalières

Dans le détail, les différents scénarios proposés par le centre de recherche varient selon le nombre de doses de vaccin administrées chaque jour (entre 500.000 et 800.000), l'adhésion vaccinale dans les trois tranches d'âge précitées ou encore le taux de reproduction du variant "du fait de mesures non pharmaceutiques".

Or, en prenant en compte le rythme vaccinal actuel, et en l'absence d'une diminution du taux de reproduction du virus, les modélisateurs prédisent désormais, au pic de la quatrième vague, 2500 hospitalisations journalières liées au variant Delta. C'est près de la moitié de que ce qu'ils anticipaient le 9 juillet dernier, en s'appuyant sur 500.000 doses de vaccin administrées chaque jour, un taux de reproduction (R) du variant Delta établi à 2 et une adhésion vaccinale de 30% chez les 12-17 ans, 70% chez les 18-59 ans et 90% chez les 60 ans et plus. Mais rappelons que trois jours plus tard, le 12 juillet, Emmanuel Macron a annoncé l'obligation vaccinale des soignants et une extension du pass sanitaire qui a entrainé une ruée sur le vaccin.  

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L'institut note toutefois que ces nouvelles projections se traduisent "par un niveau d’occupation des soins critiques qui reste élevé (5400 et 7200 lits de soins critiques pour une durée de séjour en soins critiques de 10 et 14,6 jours, respectivement)".

Les "mesures non pharmaceutiques", l'autre facteur déterminant

Si l'accélération de la vaccination s'avère donc déterminante pour l'évolution de la quatrième vague, les mesures non pharmaceutiques (gestes barrières, pass sanitaire et port du masque) se présentent comme un autre facteur-clé. Ainsi, avec un taux de transmissions 10% inférieur à celui observé depuis trois semaines, les hospitalisations journalières passeraient à 1800 et non plus à 2500, soit une baisse de 28%. "Une réduction du taux de transmission grâce à des mesures non pharmaceutiques reste donc importante pour réduire davantage l’impact de la vague sur le système hospitalier", insiste le dernier rapport.

Les chercheurs se montrent toutefois prudents. "Il y a le virus, mais aussi l’ajustement du comportement des gens, indépendamment des mesures prises par les autorités", rappelle le modélisateur Simon Cauchemez, également membre du Conseil scientifique, dans Le Monde, soulignant que "la propagation du virus SARS-CoV-2 est difficile à anticiper" et que "la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement."

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