Covid à l'école : 3 fois plus de fermetures en une semaine, Blanquer veut tenir le calendrier

Ina FASSBENDER / AFP

POINT DE SITUATION - Face au regain de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement s'adapte pour tenter de maintenir le calendrier scolaire aussi longtemps que possible. 371 classes et 64 établissements sont fermés ce vendredi.

Le fort regain du Covid n'épargne pas le secteur éducatif. En témoigne le point hebdomadaire publié vendredi 22 janvier par le ministère de l'Éducation nationale. En une semaine, près de trois fois plus d'établissements (64 sur un total de 61.500) et de classes (371 sur 528.400) ont fermé. Dans le détail, le nombre de cas confirmés de contamination a augmenté sur la même période de près de 30% chez les élèves (10.003 contre 7.782, sur un total de 12,4 millions) et de 40% chez les personnels (1.586 contre 1.136 sur un total de 1,16 million).

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Pour autant, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant en jugeant l'impact du Covid limité et stable en milieu scolaire. "Nous restons sur une sorte de plateau" avec un "taux de positivité" inchangé de "0,3% sur des milliers de tests" pratiqués sur les enfants et les adultes, notamment dans les collèges et les lycées, a-t-il affirmé.

Tenir au maximum les calendriers- Jean-Michel Blanquer

Le ministre a en outre réaffirmé son objectif à l'heure où plane la menace d'un nouveau confinement : "Tenir au maximum les calendriers" pour "ne pas troubler les familles et les élèves". Il a ainsi écarté à ce stade tout allongement des vacances de février (à partir du 6 février pour la première zone), parfois évoqué, y compris par lui-même début janvier sur Europe 1, parmi les mesures possibles pour contenir la pandémie en France. 

"On a toujours tous les scénarios en tête mais les vacances de février ont vocation à être à la date prévue, durer deux semaines pour chacune des zones et ne pas être changées", a déclaré Jean-Michel Blanquer sur RTL, tout en précisant que cette décision "peut encore évoluer en fonction de la situation". Si un prochain reconfinement n'est "pas certain" à ce stade, "nous savons qu'il faut faire face à une situation compliquée" et "nous verrons bien", a-t-il conclu restant prudent sur la suite des événements.

Plusieurs mesures d'adaptation à la crise

Dans un courrier adressé la veille aux enseignants, le ministre a annoncé plusieurs mesures d’adaptation à l'évolution de la crise sanitaire, dont l'annulation des premières épreuves de spécialité du nouveau baccalauréat prévues en mars, au profit du contrôle continu. "J'ai entendu les inquiétudes exprimées face aux difficultés de préparation" de ces épreuves, a-t-il justifié. Depuis plusieurs semaines, professeurs, élèves, parents d'élèves et syndicats réclamaient leur annulation ou leur report, alors que 70% des lycées ont mis en place un enseignement hybride depuis neuf semaines. L'annonce a été bien accueillie par plusieurs syndicats d'enseignants et chefs d'établissement.

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Jean-Michel Blanquer a également indiqué que la plateforme Parcoursup, qui devait intégrer les notes des épreuves de mars, prendrait en compte les moyennes et appréciations portées lors des deux premiers trimestres. Il a enfin annoncé que les élèves de terminale qui passent l'épreuve de philosophie auraient le choix entre trois (et non plus deux) sujets, et que ceux qui passent le français pourraient y présenter un nombre de textes réduit à 14.

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