"La solution la plus logique, c'est la vaccination obligatoire" estime Frédéric Valletoux

"La solution la plus logique, c'est la vaccination obligatoire" estime Frédéric Valletoux

INTERVIEW - Invité de la matinale de LCI ce mercredi, le président de la Fédération hospitalière de France estime que "le pass sanitaire c'est l'avant dernière marche" avant "l'arme ultime": la vaccination obligatoire.

"Je ne pense pas que ce qui arrive aux Antilles pourrait arriver en métropole". S'exprimant sur la situation sanitaire critique en Martinique et en Guadeloupe où l'on enregistre des taux d'incidence "jamais connus" en France depuis le début de l'épidémie de Covid-19, le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux , invité de La Matinale de LCI ce mercredi, a estimé que "la grande différence entre la métropole et les Antilles, c'est la vaccination", avec "plus de deux fois moins de vaccinés". 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Or, selon lui, "la vaccination, c'est l'arme absolue" et "on n'échappera pas au débat public sur la vaccination obligatoire".

"On se vaccine aussi pour protéger les autres"

"Le pass sanitaire c'est l'avant dernière marche avant la dernière marche pour essayer de sortir enfin de cette épidémie", a encore déclaré le maire Agir de Fontainebleau, insistant sur le fait que "la solution la plus logique, c'est la vaccination obligatoire". Pour expliquer la réticence du gouvernement, pour l'heure, à ce sujet, il a indiqué que "peut-être qu'il attend de voir l'efficacité du pass sanitaire pour voir s'il y a besoin d'aller jusqu'à l'arme ultime ou pas".

Et d'avancer : "on fait nation pour se protéger les uns les autres, on ne se vaccine pour se protéger soi-même, on se vaccine aussi pour protéger les autres".

"Il y aura toujours un minorité crispée"

"Il a suffit que je dise que j'étais favorable à la vaccination obligatoire pour être abreuvé d'insultes et menaces", a-t-il en outre expliqué. "C'est pas grave, ça ne m'impressionne pas, en tout cas c'est pas à la hauteur de l'enjeu", a-t-il commenté, constatant "simplement que ce sont des gens très agressifs".

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"Je ne suis pas impressionné par les manifestations qui rassemblent 150.000 200.000 personnes, quand bien même ça serait 300.000", a-t-il poursuivi, insistant à nouveau sur le fait que "l'enjeu n'est pas là dans un pays qui fait plus de 60 millions d'habitants avec un enjeu de santé public qui est réel." Et de conclure : "il y aura toujours un minorité crispée qui vit dans une espèce de bulle de complotisme".

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