Crack : 36 élus de la Seine-Saint-Denis dénoncent un "mépris" et interpellent Jean Castex

Crack : 36 élus de la Seine-Saint-Denis dénoncent un "mépris" et interpellent Jean Castex

COUP DE GUEULE - Une trentaine d'élus locaux ont écrit mardi au Premier ministre Jean Castex pour dénoncer le "mépris" ressenti par la Seine-Saint-Denis après le déplacement de toxicomanes à la lisière de ce département populaire, lui demandant de prendre "les mesures qui s'imposent".

Des élus de Seine-Saint-Denis vent debout contre le gouvernement. Une trentaine de responsables locaux ont écrit mardi au Premier ministre Jean Castex pour dénoncer le "mépris" qu'ils ont ressenti après le déplacement de toxicomanes à la lisière de ce département populaire.

"Nous condamnons fermement le choix qui a été fait par M. le ministre de l'Intérieur et le Préfet de police de Paris de déplacer le problème vers la Seine-Saint-Denis – comme c'est malheureusement trop souvent le cas - au plus grand mépris de ses habitants qui ont tout autant droit à la sérénité que les autres", écrivent les signataires dans cette lettre ouverte. Parmi les 36 maires, députés et sénateurs issus de gauche comme de droite, figurent le président socialiste du Conseil départemental Stéphane Troussel, ainsi que Bertrand Kern maire PS de Pantin et Karine Franclet maire UDI d'Aubervilliers.

Gérald Darmanin annonce "une réunion"

"La Seine-Saint-Denis ne saurait être en permanence le lieu de concentration de toutes les difficultés en Ile-de-France. Pourquoi avoir choisi cet endroit alors qu'il en existe d'autres, aux configurations similaires, dans l'Ouest parisien par exemple ?", s'interrogent les élus, qui demandent à être reçus à Matignon. Ils demandent que l'État trouve "une solution pérenne de prise en charge médicale et sociale" face à la "détresse" des toxicomanes, se disant prêts à "apporter leur contribution".

Dans la journée, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé devant l'Assemblée nationale que "jeudi matin, il y aura sous l'autorité du préfet de la région Ile-de-France et du préfet de police de Paris, avec la mairie de Paris et tous les élus qui voudront y participer, une réunion qui permettra très vite de mettre fin à cette situation, pour que la mairie de Paris nous propose des lieux" de prise en charge des toxicomanes.

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Lors d'une opération menée vendredi à Paris, une cinquantaine de toxicomanes ont été déplacés de leur précédent lieu de regroupement, pour soulager les riverains excédés, vers un square de la Porte de la Villette. Ils errent désormais près du périphérique qui entoure la capitale, mais à proximité directe des 12.000 habitants du quartier populaire des "Quatre Chemins" à cheval sur ces deux villes.

Un mur, censé éviter le passage des usagers du crack vers la banlieue, a été construit dans la foulée sur ordre de la préfecture de police afin d'obstruer un tunnel. Il suscite depuis l'indignation des riverains, qui y voient un "mur de la honte".

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