Crack à Paris : le préfet de police et de la région justifient le déplacement des consommateurs

Consommateurs de crack : un mur érigé entre Paris et Pantin

CRACK - Après avoir déplacé des consommateurs de crack qui s'étaient installés dans les jardins d'Éole, vendredi, le préfet de police et celui de la région se sont expliqués dans une lettre adressée à la mairie de Paris.

Après le déplacement, vendredi 24 septembre, d'une cinquantaine de consommateurs de crack installés dans le 19e arrondissement de Paris aux abords de la porte de la Villette sur ordre du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et du préfet de police de Paris, Didier Lallement, celui-ci a expliqué cette décision avec le préfet de la région Île-de-France dans un courrier adressé à la mairie de la capitale que l'AFP a pu consulter. 

"L'État a assumé d'organiser (la) solution temporaire", car la présence des usagers de crack rue Riquet "à proximité immédiate de nombreux riverains d'écoles" était "intenable", ont justifié Marc Guillaume et Didier Lallement, précisant à la mairie de Paris qu'ils étaient à leur "disposition pour travailler le plus rapidement possible, aux propositions de lieux que vous nous adresserez ainsi qu'à l'Agence régionale de Santé d'Île-de-France afin de permettre leur ouverture dans les prochaines semaines".

Le mur, une "indispensable protection des habitants de Pantin"

Sur l'épineux sujet des toxicomanes du quartier Stalingrad, les relations sont tendues entre la préfecture de police de Paris, la mairie et le ministère de l'Intérieur. Au moment du déplacement des consommateurs de crack vendredi, Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d'Anne Hidalgo a expliqué qu'il aurait "préféré une évacuation mieux coordonnée avec mise à l'abri de type 'prise en charge humanitaire'", et précisé que la mairie de Paris demandait "une réunion urgente des pouvoirs publics compétents pour faire en sorte que le déplacement de la scène ne reconstitue pas une 'colline du crack' ailleurs".

Justement, Didier Lallement et Marc Guillaume ont rappelé dans leur courrier leurs actions pour lutter contre les trafics de drogue et "l'accompagnement médico-social des consommateurs de crack qui a été très fortement amplifié" avec un "renforcement des maraudes médico-sociales et l'ouverture de 400 places d'hébergement".

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Quant au mur construit samedi matin pour boucher un tunnel et ainsi tenter d'empêcher les consommateurs de crack de se déplacer jusqu'en Seine-Saint-Denis, une construction qui a suscité un tollé, les deux hommes s'en sont défendus en expliquant que ce mur était "une indispensable protection des habitants de Pantin", ajoutant aussi que la préfecture de police de Paris "veillerait à la sécurisation des habitants de Paris et de Seine-Saint-Denis".

Vendredi, le déplacement d'une cinquantaine de toxicomanes des abords des jardins d’Éole à la place Auguste Baron, en lisière de périphérique, entre Paris et la Seine-Saint-Denis, a donné lieu à une énième passe d'armes.

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