Dans les coulisses de l'évacuation du camp de Stalingrad

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EN PHOTOS - Le plus grand bidonville de France a été évacué ce vendredi matin, à Stalingrad. Quelque 3 000 personnes ont été "mises à l’abri", emmenées dans des cars, selon la préfecture. Ils doivent être redirigés vers des 74 centres d’hébergement et une dizaine de gymnases situés en Île-de-France.

1/9"Je n'ai aucune idée de où on va. À Paris, à côté, ça me va. L'important pour moi, c'est d'avoir des papiers. Ça fait un mois que j'étais ici dans une tente, c'est bien de partir", explique Khalid, 28 ans.
2/9Sac sous le bras, les uns terminant une toilette sommaire, se brossant les dents sur un bout de trottoir, les autres déjà prêts attendant de monter dans un bus, les hommes, les femmes et les enfants qui occupaient ce campement, devenu le plus gros bidonville de France après celui - évacué - de Calais, ont été réveillés avant 6 h.
3/9Près de 600 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés, selon la préfecture de police de Paris.
4/9Venue sur place, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse a confirmé que l'évacuation concernait "entre 3.000 et 3.500 migrants". La maire de paris Anne Hidalgo est elle aussi venue assister au démantèlement du campement.
5/9Le premier des 80 bus prévus est parti vers 06h. Aux alentours de 8 h, environ un millier de personnes avaient été déjà évacuées.
6/9Soudanais, Afghans et Érythréens s'étaient installés dans une myriade de tentes, sur des matelas, voire pour les moins chanceux à même le sol, dans des conditions sanitaires et humaines très dégradées.
7/9"On estime à peu près 3 800 personnes présentes sur l'ensemble du campement (...) Si tout se passe bien, on espère avoir terminé en début d'après midi", a précisé le directeur de cabinet du préfet d'Île-de-France Patrick Vieillescazes.

AFP

8/9Selon le directeur de cabinet du préfet, une dizaine de gymnases ont été mobilisés sur l'ensemble de l'Ile-de-France, soit environ 2 000 places (gymnases et hébergements temporaires), dont 270 places en gymnases à Paris.
9/9Évacué à plusieurs reprises (une trentaine de fois depuis un peu plus d'un an), le campement s'était reconstitué rapidement au cours des dernières semaines, disséminé sur plusieurs centaines de mètres, sous le métro aérien entre les stations Jaurès et Stalingrad, près du canal Saint-Martin et surtout sur le terre plein de l'avenue de Flandres.

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