De la Bretagne au Pays Basque, des plages envahies par le plastique

SOCIÉTÉ

ENVIRONNEMENT - La fondation Surfrider publie ce mardi un bilan de la pollution des plages françaises, où le plastique semble omniprésent.

Plastique, mégots, cotons-tiges… Dans un rapport publié ce mardi matin sur la pollution des plages françaises et espagnoles, la fondation Surfrider brosse un portrait bien sombre de nos côtes. Avec l'aide de centaines de bénévoles, l'ONG a mené en 2015 ce premier recensement des déchets qui polluent plages, littoraux, océans et fonds marins, dans le cadre d'une initiative visant à collecter et à analyser des données à l'échelle européenne.

Et le bilan n'est pas rose : les quatre campagnes de collecte ont permis de relever des dizaines de milliers d'objets, dont "plus de 80% " sont composés de plastique, selon les relevés de l'association. A Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, le plastique et le polystyrène représentent ainsi 94,5% des quelque 11.000 déchets ramassés, tout comme à Mukritu, dans le Pays Basque espagnol, et à Locmaria-Plouzané, dans le Finistère. Outre le plastique, on trouve du verre, des mégots, des couvercles et bouchons, des déchets sanitaires, etc.

Huit millions de tonnes de déchets par jour

"Chaque jour, huit millions de tonnes finissent dans l'océan. 80 % de la pollution qui touche nos mers est d'origine terrestre et issue de l'activité humaine, avec des répercussions terribles sur la biodiversité et l'ensemble de notre environnement", alerte Gilles Asenjo, président la fondation Surfrider. Car si certains de ces déchets finissent sur les plages, beaucoup terminent leur vie dans le ventre des animaux marins. "Les matières plastiques mettent plusieurs centaines d'années avant de disparaître, sans parler des substances toxiques qu'elles déversent et dans lesquelles nous nous baignons", achève-t-il.

A LIRE AUSSI
>>
Ne pas stresser la plage, ça s'apprend
>>
Dans les océans, il y a six fois plus de plastique que de plancton

Lire et commenter