De Paris à Dunkerque en passant par Lyon : où sont passés les gestes barrières ?

De Paris à Dunkerque en passant par Lyon : où sont passés les gestes barrières ?

RELÂCHEMENT - Soleil et douceur printanière ont fait sortir les Français en nombre ce samedi. Pendant quelques heures, ils ont presque oublié l'épidémie de Covid-19, que le glas du couvre-feu est venu rappeler.

Pour beaucoup, l’envie de profiter du beau temps a été plus forte que la prudence. Du soleil, un grand ciel bleu et des températures printanières. Ce samedi, les Français n’ont pas boudé leur plaisir. On pouvait s’y attendre, après des mois de vie sociale entre parenthèses, l’heure a été au relâchement et à l’insouciance. Comme à Paris dans le quartier chic de Saint-Germain-des-Prés, où une foule compacte s’est déversée en flux continu dans les artères commerçantes en ce début d’après-midi.

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En famille ou entre amis, beaucoup semblent avoir presque oublié l'épidémie de Covid-19, qui a fait plus de 84.000 morts à ce jour. "Je pense que c’est exceptionnel. Il fait beau, et les gens s’octroient un peu de liberté", explique un trentenaire, tout sourire. Pinte de bière, cornet de glace ou cigarette, le masque tombe inéluctablement sous le menton ou finit dans une poche. "Personne ne respecte les consignes sanitaires. En même temps, ça commence à faire long. Les gens en ont marre", excuse une autre.

En milieu d’après-midi, une patrouille intervient finalement. Mégaphone à la main, un policier rappelle aux passants les règles d’usage en cette période de pandémie. En dix minutes, la rue se vide. 18h approchant, chacun rentre chez soi. Pour la fièvre du samedi soir, il faudra encore attendre un peu. Durant tout le week-end, les contrôles policiers sont renforcés partout en France. Et l'amende de 135 euros en cas de non-respect du couvre-feu reste de vigueur.

On a envie de prendre l’air, de se déconfiner un peu- Une habitante de Dunkerque

Au même moment, à Lyon (Rhône), le centre-ville est lui encore noir de monde. Pour empêcher les rassemblements, la préfecture a pris un arrêté afin d’interdire la consommation d’alcool sur la voie publique. Mais la consigne est loin d’être respectée par tous. Et les gestes barrières sont restés à la maison. Mais les policiers veillent au grain, confisquant gobelets de bière et bouteilles d’alcool qui terminent dans le caniveau. 

À Dunkerque, dans le Nord, difficile aussi de résister à l’appel de la mer par ce beau soleil. "On a envie de prendre l’air, de se déconfiner un peu", explique une habitante, rencontrée sur le bord de mer. "Il est dans ma poche. Je pensais que ce n’était pas obligatoire", se justifie-t-elle. Depuis lundi, face à la flambée de Covid-19 et notamment du variant britannique, la municipalité a rendu le port du masque obligatoire y compris sur la plage et la digue.

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La tendance sur les trois derniers jours n'est pas bonne, elle n'est plus bonne- Le ministre de la Santé, Olivier Véran

Une parenthèse enchantée qui intervient alors que le nombre de contaminations reste relativement élevé sur le territoire.  22.371 nouveaux cas ont été dépistés sur les dernières 24 heures (contre 24.116 la veille et 21.231 samedi dernier). La pression hospitalière reste elle aussi élevée, avec 25.269 patients atteints du Covid-19 hospitalisés, dont 3369 en réanimation. Au niveau national, "la tendance sur les trois derniers jours n'est pas bonne, elle n'est plus bonne", a déploré ce samedi le ministre de la Santé, Olivier Véran, en déplacement à Nice, où un reconfinement partiel ou total est envisagé face à la flambée des cas.

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