Publicité sur les trottoirs : Nantes dit non à l'expérimentation

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TROTTOIRS EN OR - Un décret publié le week-end dernier au Journal officiel autorise depuis lundi plusieurs villes à expérimenter les marquages publicitaires biodégradables sur les trottoirs. Mais Nantes, qui devait participer à cette expérimentation avec Bordeaux et Lyon, indique ce jeudi qu'elle ne le fera pas.

Nos yeux n'auront donc plus de répit. Jusqu'ici illégales, les publicités au sol ont été autorisées par un décret publié dimanche dernier au Journal officiel. Les villes de Nantes, Lyon et Bordeaux peuvent en conséquence tester depuis lundi, et pendant un an et demi, les marquages publicitaires biodégradables au sol. Mais ce jeudi, la ville de Nantes indique qu'elle ne participera pas à l'expérimentation, jugeant dans un communiqué que cela "conduirait à une pollution visuelle", en contradiction avec la volonté de "valoriser les atouts patrimoniaux et environnementaux de son centre-ville".


A Bordeaux, ça coince aussi : Nathalie Delattre, sénatrice de Gironde et conseillère municipale de la ville, a annoncé, toujours ce jeudi, avoir saisi le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, pour protester contre l'expérimentation.


Que dit le décret qui autorise ces publicités ? Si celles-ci dérogent au code de la route ou à celui de l’environnement, elles doivent cependant respecter de strictes conditions. Elles ne peuvent par exemple pas dépasser 2,5 mètres carrés ou être apposées à moins de 80 m les unes des autres. Interdiction également de rester plus de dix jours sur un trottoir et de diminuer l’adhérence au sol.

Des évaluations auront lieu tous les 6 mois afin de déterminer combien de commerçants y ont eu recours ou si ces publicités ont un lien avec les accidents de la route et les chutes de passants. L’opinion des riverains sera aussi prise en compte. En fonction des retours qui leur seront faits, "le ministre chargé de l'économie, le ministre chargé de l'environnement et le ministre de chargé de la sécurité routière peuvent à tout moment, par arrêté conjoint, suspendre l'expérimentation, ou y mettre un terme", précise le Journal Officiel.

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