Défilé du 14-Juillet : les Eris ont finalement descendu les Champs-Elysées, lunettes de soleil sur le nez

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ANONYMAT – Les Équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) ont participé, pour la première fois, au défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées. Une première qui n’a failli pas se faire… A deux jours de la parade, les ERIS, qui ne sortent jamais sans casque ni cagoule, avaient indiqué qu’ils ne descendraient les Champs-Elysées que si on les autorisait à défiler avec des lunettes de soleil.

A J-2, ils avaient menacé de ne pas y aller. Mercredi 12 juillet, dans un communiqué, le Syndicat national pénitentiaire FO (SNP-FO) faisait savoir qu’il avait "saisi le directeur par intérim de la Direction de l’Administration pénitentiaire (DAP) suite au constant d’une mise en danger imminente du peloton Eris", Équipes régionales d'intervention et de sécurité qui devait défiler pour la première fois cette année sur les Champs-Elysées à l’occasion du 14 juillet. 


"En effet, expliquait FO pénitentiaire, afin de garantir le droit à l’anonymat de ces agents d’élite dont la complexité des missions est reconnue de tous, le port de lunettes de soleil en lieu et place de la cagoule avait été décidé lors des préparatifs de cette journée. Volte-face ! Malgré cette organisation, la DAP vient de faire marche arrière et impose à nos collègues de défiler à visage découvert". Et d’ajouter dans la colère "Pourquoi ne pas scratcher leurs noms, prénoms et adresses dans le dos tant qu’à faire ?". 


Un terrain d’entente a finalement été trouvé et ce vendredi matin, aux côtés des autres troupes, les 49 membres des Erisont descendu la plus belle avenue du monde, lunettes noires sur le nez et casquettes sur la tête. 

Il faut dire que cette volonté de garder l’anonymat pour ces  personnels, anciens gardiens de l’Administration pénitentiaire sélectionnés drastiquement puis formés pendant dix semaines par le GIGN. Leurs missions au quotidien, assurer l’encadrement des déplacements des détenus particulièrement dangereux, intervenir lors des mutineries dans les prisons ou fouiller encore les cellules des détenus… 


Critiquées par le passé pour leur violence et condamnées par la justice (arrêt de la Cour européenne des Droits de l'homme le 20 octobre 2011), les Eris filment désormais leurs interventions. "Les caméras ont fait descendre la pression", souligne le commandant Patrice.


En 2006 à Paris, 2011 à Toulouse et 2015 à Lyon, les Eris ont été renforcées par des unités cynotechniques. Notamment pour les fouilles. D'autres suivront. 

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