Démantèlement de la "Jungle" de Calais : Emmaüs souhaite l'accompagnement de chaque migrant

CALAIS - Le président de la fondation Emmaüs Thierry Kuhn a expliqué, vendredi, sur le plateau d'Yves Calvi s'opposer à un démantèlement rapide de la "jungle" de Calais et souhaiter un accompagnement pour chaque occupant.

Le démantèlement était annoncé depuis plusieurs semaines : le ministère de l'Intérieur a annoncé ce vendredi que les occupants de la "jungle" de Calais quitteront le camp dès lundi matin, 8 heures. Une opération qui relève d'un véritable effort "humanitaire" selon les responsables politiques français, compte tenu du fait qu'entre 6000 et 10000 migrants s'y trouvent actuellement. Encadré par 1200 policiers ou gendarmes, le démantèlement inquiète toutefois le mouvement Emmaüs pour la lutte contre la pauvreté.  


"Ce qu'on craignait, c'est que ce soit un démantèlement rapide", explique sur le plateau de LCI le président d'Emmaüs, Thierry Kuhn, invité sur 24 Heures en questions. Car l'association était en faveur d'un report du démantèlement le temps qu'un diagnostic "sérieux" soit établi. 


"On n'a pas été écouté, poursuit-il. (...) Il faut trouver une solution, on ne peut pas accepter en 2016, alors que nous sommes la 5e puissance au monde, que 10.000 personnes vivent dans des conditions aussi indignes dans la 'jungle' de Calais. La solution ne peut en aucun cas être dans un démantèlement rapide et brutal."


Thierry Kuhn prône un accompagnement individuel pour répondre à ses souhaits. "C'est l'exigence de la loi et de la circulaire de 2012 qui dit qu'en cas de démantèlement, on prenne en compte la situation de chaque personne", avance-t-il. 

Lire aussi

En vidéo

Cazeneuve à Calais : le démantèlement de la "jungle" est "imminent"

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter