Départ de Gobee.bike : non, le vandalisme n'est pas une singularité française

Départ de Gobee.bike : non, le vandalisme n'est pas une singularité française

SOCIÉTÉ
DirectLCI
EN SELLE - La société de vélos en libre-service a annoncé samedi soir qu'elle arrêtait son service dans la capitale et en France. Et ce, en raison de trop nombreuses dégradations. Un dérapage qu'ont connu d'autres villes, où le service s'était installé... avant de plier bagages.

Quand le vélo en libre-service déraille à Paris. Gobee.bike, la société chinoise qui avait déployé 2.000 vélos en accès libre dans la capitale, a annoncé qu'elle arrêtait son service en France. En cause ? De trop nombreux vols et dégradations. Des incivilités qui ont suscité une vague de "french bashing" sur les réseaux sociaux. Les Français seraient donc les plus inciviques en matière d'équipement collectif ? De fait, le cas tricolore est loin d'être une exception.


L'opérateur chinois, qui gère 10 millions de vélos dans 20 pays le reconnait elle-même sur son site : "En quatre mois, 60 % de notre flotte a été détruite, volée ou privatisée en Europe". Une Europe où Gobee.bike peine à essaimer : en février, le retrait de trois villes italiennes (Rome, Milan et Turin) a été annoncé, pour cause de vandalisme. Même constat à Bruxelles : les vélos ont filé le 9 janvier dernier.  "Les dégâts causés à notre flotte ont atteint des limites que nous ne pouvons plus surmonter", avait regretté Gobee.bike dans ce communiqué. De nombreux vélos auraient été "privatisés", d'autres ont été lourdement détériorés.

En vidéo

Les vélos Gobee.bike ont été retiré du marché français pour cause de vandalismes

"Nous avons observé énormément de vandalisme"

La Suisse, souvent présentée comme un modèle de civisme, n'est pas épargnée. "Nous avons observé énormément de vandalisme", a estimé en octobre le responsable de la marque singapourienne oBike à Zurich, relatant des problèmes avec "des vélos jetés dans le lac, des freins coupés ou des codes Q/R (qui servent à déverrouiller le vélo, ndlr) masqués pour les rendre inutilisables."


Gobee.bike n'est pas la seule société sur ce marché à faire les frais des incivilités. A Singapour, le oBike est à la peine : en avril dernier, Mashable se faisait l'écho des incivilités récurrentes, trois mois après l'arrivée des vélos dans la ville. Des individus ont utilisés un cadenas pour se l'approprier à plein temps, d'autres vélos ont terminé leur course dans une rivière. Sans parler du dépiéçages en règle de certains vélos. De l'autre côté de l'Atlantique, le vélo en libre-service avance au ralenti. A Baltimore, l'initiative de la mairie a été stoppée en septembre dernier. Celle-ci, avec ses 230 modèles, aura tenu moins d'un an. Là aussi, les incivilités ont eu raison de la flottille. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter