Des centaines d'écoles concernées par des pollutions du sol, voici la liste

Des centaines d'écoles concernées par des pollutions du sol, voici la liste

DirectLCI
ENQUÊTE - Des centaines d'écoles sont concernées par des pollutions des sols. C'est le bilan édifiant que dresse un document publié fin novembre par le ministère de la Transition écologique. il détaille différents niveaux d'exposition.

Cela faisait plus d’un an que l’association Robin des Bois s’était lancée dans un chantier titanesque. Celui de rassembler et de combiner tous les diagnostics environnementaux disponibles sur les établissements scolaires français. C’est sur la base de ce travail que le ministère de la Transition écologique a publié fin novembre une première liste des écoles ayant fait l’objet d’analyse de pollution des sols. Et sur les 1248 établissements, 762 présentent des traces de pollution, plus ou moins sérieuses. Soit 61%. Attention, cette proportion  - si elle est importante - ne signifie pas forcément qu'il y a un risque pour les enfants ou les personnels de l'éducation. 

Certaines villes très touchées

Les écoles présentes dans la liste rendue publique (et que vous pouvez consulter en cliquant ici) sont classées en trois catégories : A, quand "les sols de l’établissement ne posent pas de problème", B, quand "les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, que les pollutions soient potentielles ou avérées" et C,  quand "les diagnostics ont montré la présence de pollutions qui nécessitent la mise en œuvre de mesures techniques de gestion, voire la mise en œuvre de mesures sanitaires".  658 établissements sont classés, B, 104 C.


La ville de Strasbourg (Bas-Rhin), par exemple, compte trois établissements classés C, tandis que Reims (Marne) en compte six. Et cela monte jusqu’à dix pour la ville du Petit-Quevilly, en Seine-Maritime, qui héberge entre autres une usine Alstom, une ancienne mare communale remblayée en 1933 avec des produits chimiques et d’anciennes teintureries, une activité très polluante. Selon le ministère de la Transition écologique, les diagnostics de 149 établissements seraient toujours en cours.

Mi-novembre, l'association Robin des Bois avait déjà révélé que 30 crèches parisiennes étaient situées sur des sols ayant anciennement hébergé d’anciens sites industriels. Du plomb, du mercure, du benzène ou du trichloroéthylène avaient entre autres été relevés. La mairie de Paris avait cependant affirmé au Monde, qui relayait cette enquête, que les expertises avaient montré "qu’il n’y avait aucun danger pour la santé des enfants ou des personnels".


Un mois plus tôt, Robin des Bois avait publié un inventaire détaillé des écoles de la région Paca et Nord-Pas-de-Calais concernées par des pollutions, potentielles ou avérées. Dans le même temps, la mairie de Vincennes, dans le Val-de-Marne, annonçait qu'elle allait devoir fermer un collège pour cause de pollution. Des solvants chlorés, et donc potentiellement cancérigènes, avaient été détectés dans l'air ambiant.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter