Des élèves manipulent des fusils d'assaut, l'armée ouvre une enquête

Des élèves manipulent des fusils d'assaut, l'armée ouvre une enquête
SOCIÉTÉ

MOSELLE - Au cours d'un atelier de découverte, un soldat a fait manipuler des armes à des enfants d'une école élémentaire de Flastroff. Un moment immortalisé par la presse locale et qui a fait réagir.

C'est un atelier découverte qui n'est pas passé inaperçu. L'armée a ouvert une enquête interne après qu'un soldat du 40e régiment de transmission (RT) de Thionville a fait manipuler des armes par des enfants d'une école élémentaire de Flastroff (Moselle). Des sanctions pourraient être envisagées à l'encontre du militaire.

La polémique est née d'une photo publiée dans l'Est Républicain montrant des écoliers manipulant des fusils d'assaut. Un responsable thionvillois de l'armée a toutefois souligné qu'il n'y avait "aucune munition dans les armes" et que "les enfants, âgés de 9 et 10 ans, n'ont aucunement été exposés à une situation périlleuse". La compagnie de réservistes du 40e RT – une vingtaine de personnes – s'était installée pour un entraînement de deux jours sur des espaces communaux mis à disposition par la municipalité de Flastroff, commune de 312 habitants.

"Enthousiasme des enfants"

A cette occasion, les réservistes ont organisé vendredi un atelier de présentation de l'armée de terre - équipement, armement, quotidien d'un soldat - aux élèves de l'école communale. "Face à l'engouement des enfants pour les armes, le capitaine qui dirigeait cette opération a laissé les enfants les manipuler", a expliqué le commandant Gregory Fierling, du 40e RT de Thionville. Il a reconnu que le capitaine à l'initiative de cette opération "n'avait pas demandé les autorisations préalables" pour faire manipuler les armes par les enfants. Il s'est "laissé porter par l'enthousiasme des enfants", a-t-il dit, précisant que l'atelier "ne s'était pas tenu au sein de l'école mais sur des espaces communaux mis à disposition par la municipalité".

Aucune plainte de parents n'a été enregistrée, a déclaré mercredi le maire de Flastroff, Roland Schneider, qui s'est dit "profondément déçu par cette polémique". Le directeur de l'école élémentaire, quant à lui, doit être convoqué jeudi par l'inspecteur académique, a indiqué le directeur des services de l'Education nationale de Moselle, Antoine Chaleix, estimant qu'"on ne peut pas en rester là".

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent