Près de 15.000 motards dans la rue contre l'interdiction de circuler entre les files de voitures

Manifestation de motards à Paris en 2018 contre l'abaissement de la limite de vitesse à 80 km / h sur les routes secondaires françaises.

CODE DE LA ROUTE - Depuis le 1er février les motards ne peuvent officiellement plus circuler en inter-files. Près de 14.700 d'entre eux ont manifesté samedi partout en France.

Un sentiment d'injustice. Depuis 2016, les motards bénéficiaient d'une tolérance - sur certains axes et à titre exceptionnel - pour circuler en inter-files. L'expérimentation de cette pratique, bel et bien interdite dans le code de la route, a pris fin le 31 janvier dernier, suscitant la colère de nombreux conducteurs. 

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Ce week-end, de nombreuses manifestations, partout dans l'Hexagone, dénoncent cette décision gouvernementale. À Paris, un impressionnant cortège de 6000 motards s'est réuni Porte Dauphine, en bas de l’avenue Foch (XVIe arrondissement). Son défilé sur le périphérique parisien a créé d'importants bouchons. Près de 1500 motards se sont aussi réunis ce samedi en fin de matinée à Lille. Ils étaient aussi plusieurs centaines à Lyon et Toulouse par exemple. Au total, dans l'ensemble du pays, 14.700 ont répondu présents, selon le ministère de l'Intérieur.

"Plus sûr" pour les motards de rouler en inter-files

La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) estime que la décision d'interdire l'inter-files entretient une situation de flou autour d'une pratique "officiellement interdite, mais pratiquée par tous, profitable à tous, enseignée". Sur BFM TV, Jean-Marc Belloti, coordinateur du FFMC Paris et Petite Couronne a même expliqué : "C'est beaucoup plus sûr de rouler en inter-files que dans la file car en inter-files notre vision est accrue". Julien Guaquier, représentant de la Fédération des Motards de France, s'est lui offusqué au micro de la Voix du Nord, utilisant un autre argument : "Ça n’a aucun sens. L’inter-files, c’est une mesure pour éviter l’engorgement".

Ces derniers jours, près de 3000 kilomètres de route de la région parisienne, des Bouches-du-Rhône, du Rhône et de la Gironde sont donc revenus dans le giron de la réglementation routière traditionnelle. Les contrevenants s'exposent désormais à une amende de 135 euros et à la perte de trois points sur leur permis. 

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