Des nanoparticules potentiellement dangereuses détectées dans des glaces et des bûches de Noël

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BON APPÉTIT - Selon une enquête de l’association Agir pour l’environnement publiée ce jeudi, des nanoparticules ont été décelées dans plus de 100 desserts glacés disponibles dans les rayons des grandes surfaces. Les bûches de Noël sont notamment visées.

Voilà de quoi avoir envie de sauter le dessert. Selon une enquête publiée ce jeudi 21 décembre par l’association Agir pour l’environnement, des nanoparticules non-mentionnées sur les étiquettes des produits ont été identifiées dans plus de 100 dessert glacés -bûches de Noël en particulier- mis en vente dans les rayons des supermarchés. Les marques  Carte d’Or, Lenôtre, Fauchon, Leclerc, Picard, Monoprix, Lidl, Auchan sont notamment pointées du doigt. 


"Ces articles alimentaires contiennent en effet des colorants que l’on retrouve en général à l’échelle nanoparticulaire : le E171 (dioxyde de titane) qui permet de blanchir, d’opacifier ou de faire briller les préparationset, le E172 (oxydes de fer) qui est un colorant rouge", explique l’association dans un communiqué, en appelant à "une mise en conformité immédiatede tous les étiquetages". 

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À quoi servent les nanoparticules ? Dans quels produits les trouve-t-on ?

Déjà des centaines de produits concernés

"Les signaux d’alerte de la communauté scientifique se multiplient", poursuit Agir pour l’environnement. "Récemment, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, ndlr) avait validé l’étude de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique, ndlr), montrant que l’ingestion de E171 favorise des lésions précancéreuses du colon chez les rats au bout de 3 mois seulement. L’agence recommande de limiter l’exposition au E171, de peser l’utilité des nanomatériaux dangereux et de classer les nanoparticules de dioxyde de titane comme substances dangereuses."


Toujours selon l’association, "ces substances infiniment petites (un milliardième de mètre) peuvent plus aisément franchir les barrières physiologiques. Leurs effets toxiques sont de mieux en mieux documentés : dommages à l'ADN, perturbation du fonctionnement cellulaire, affaiblissement du système immunitaire..." De quoi faire froid dans le dos, même si le problème n’est pas nouveau. 


Les 100 desserts incriminés rejoignent ainsi une liste déjà bien fournie (disponible ici) de quelque 300 produits – bonbons, chewing-gums, mélanges d’épices, chocolats, biscuits – comportant des nanoparticules potentiellement nocives. "Une fois encore, les nanoparticules s’invitent en secret à notre table !", déplore Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’environnement. "Après Halloween et les bonbons, Pâques et les chocolats, c’est maintenant Noël et les bûches ! Ces substances dangereuses doivent être interdites et, au minimum, mentionnées sur l’étiquette, comme l’exige la loi."

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