Deux retraitées se battent pour garder le drapeau français à leur balcon

Deux retraitées se battent pour garder le drapeau français à leur balcon

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ALPES-MARITIMES - Voisines et amies, Arlette, 76 ans, et Anne-Marie, 72 ans, avaient accroché le drapeau tricolore pour rendre hommage aux victimes du 13 novembre, sur leur balcon du Cros-de-Cagnes. Face aux exigences de retrait de leur syndic, elles ont décidé d'écrire à Manuel Valls.

"Ce n'est pas parce que deux mois sont passés qu'il faut tout oublier !" Habitante de Cagnes-sur-mer, en région Paca, Anne-Marie, 72 ans, fille et petite-fille de militaires, est révoltée. Avec sa voisine de la résidence Merryland II au Cros-de-Cagnes ( Alpes-Maritimes) , Arlette, 76 ans, cette retraitée est en effet rentrée en guerre contre son syndicat de copropriété qui leur exige de retirer le drapeau français de leur balcon, rappelant qu'il est interdit de "modifier l'aspect" de la façade, raconte France Bleu Azur

A la suite des attentats du 13 novembre, les deux amies avaient accroché le drapeau tricolore pour rendre hommage à la mémoire des 130 victimes, comme le président de la République les y invitait. "C'est de la solidarité avec toutes ces personnes qui ont été tuées pour rien et ces personnes qui resteront blessées à vie", confie encore Anne-Marie. Pourtant, le syndic en a apparemment décidé autrement en exigeant le retrait du drapeau. A leur plus grande indignation : "Je suis française, ce sont nos couleurs, ma famille a été décimée en 1914 pour défendre notre liberté, et mon drapeau restera à sa place !

"Il faut arrêter avec cette histoire"

Car, selon la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété, les copropriétaires ne peuvent pas effectuer de modification de l'aspect extérieur du bâtiment sans autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires.  Contacté par Le Figaro , Éric Noailly du syndic J&E Noailly qui gère la copropriété, explique vouloir appliquer le règlement à la lettre. "L'appel national date de novembre. On a été particulièrement tolérants et nous leur avons laissé la possibilité de laisser pendre leur drapeau en façade. Il était temps de revenir à la réalité et de se conformer au règlement de copropriété", explique-t-il au quotidien.

Et de poursuivre agacer: "Il faut arrêter avec cette histoire qui prend des proportion énormes. Si encore on avait à se justifier de quelque chose, si on faisait une erreur, mais en l'occurrence on ne fait qu'observer le règlement!". En revanche, son associé réprouve de son côté la demande. "Je suis un ancien gendarme alors ce n’est pas moi qui vais dire qu’un drapeau français altère une façade. Nous sommes en France et ces personnes ont bien évidemment le droit de mettre un drapeau sur leur balcon", affirme-t-il à Nice Matin . Pour obtenir gain de cause, Anne-Marie a elle décidé d'écrire au Premier ministre Manuel Valls. La maire de Cagnes-sur-mer, indignée, compte elle, écrire à François Hollande. Rien de moins.

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