Le contrôle technique sera obligatoire pour les deux-roues dès 2023

Le contrôle technique sera obligatoire pour les deux-roues dès 2023

PASSAGE OBLIGÉ - Les motos, cyclomoteurs et scooters devront passer au contrôle technique tous les deux ans à partir de 2023, selon un décret publié ce mercredi. Une mesure obligatoire au niveau européen, mais longtemps repoussée en France.

La mesure devait entrer en vigueur en 2022, mais un nouveau calendrier est mis en place : c’est désormais à partir de 2023 que les deux-roues motorisés devront se plier à un contrôle technique, selon un décret publié ce mercredi 11 août. 

"À compter du 1er janvier 2023, les véhicules motorisés à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur font l'objet d'un contrôle technique", précise le texte. Ce nouveau contrôle technique concerne donc tous les deux-roues, 50 cm³ et voitures sans permis compris.

Un contrôle à effectuer "dans les six mois précédant l'expiration d'un délai de quatre ans à compter de la date de leur première mise en circulation", puis "renouvelé tous les deux ans", ou avant toute revente du véhicule, comme pour les voitures. Il doit être réalisé dans un centre de contrôle agréé, qui vérifiera ainsi notamment les freins, l’éclairage, les pneus mais aussi la pollution émise par l’appareil, en contrôlant ses émissions de CO2.

Le premier contrôle aura lieu en en 2023 pour les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2016, en 2024 pour les véhicules immatriculés entre 2016 et 2020, et en 2025 pour les véhicules immatriculés en 2021. Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans, sauf en cas de revente.

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Une obligation polémique

La mesure n'est pas nouvelle, elle qui était prévue par une directive européenne de 2014. Un contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux et trois roues d'une cylindrée supérieure à 125 cm³ aurait  en effet dû être mis en place à partir du 1er janvier 2022. L’objectif : pour lutter contre les accidents et la pollution.  

C’est donc avec un an de retard que la France s’attelle à ce contrôle périodique fortement contesté par les motards. Au printemps, plusieurs milliers de motards avaient d'ailleurs manifesté à travers la France, pour revendiquer une dérogation à la directive européenne. La Fédération française des motards en colère (FFMC) estimait dans un communiqué en avril dernier que "la France n'est pas prête" et qu'un tel contrôle n'influencera pas le nombre d'accidents, car les deux-roues bénéficieraient d’un entretien plus régulier que les voitures.

De leur côté, des associations sont montées au créneau pour dénoncer le retard de mise en œuvre de cette obligation. Selon Ras le scoot, collectif engagé contre les nuisances de motos et scooters, la France pourrait payer des pénalités financières "pour non-respect d'une directive européenne sans motif valable". "L'ensemble des contribuables français devrait payer pour le loisir de quelques milliers de motards bruyants, polluants, dangereux ?", s’indignait l’association en avril dernier. 

La plupart des pays européens appliquent déjà la mesure, à l’exception de la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas et l’Irlande.

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