Dieudonné contre Valls : le clash se poursuit... au tribunal

Dieudonné contre Valls : le clash se poursuit... au tribunal

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PROCES – Dieudonné M'bala M'bala comparait mardi pour injure publique pour avoir qualifié dans une vidéo en août 2013 Manuel Valls de "Mussolini moitié trisomique". Mercredi, le polémiste devra répondre d'"apologie du terrorisme" pour son message "Je me sens Charlie Coulibaly" posté sur Facebook. Et pour le prévenu c'est sûr, l'ancien ministre de l'Intérieur et actuel Premier ministre est à l'origine de toutes ces poursuites.

Ni les salles d'audience, ni les magistrats, ni les sanctions ne semblent ne lui faire peur… Moins d'une semaine après son procès pour propos antisémites notamment contre le journaliste de France Inter Patrick Cohen, délit pour lequel le parquet a requis 30 000 euros d'amende , Dieudonné M'bala M'bala comparait de nouveau mardi à 13h30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il y est poursuivi cette fois pour avoir traité en août 2013 Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de "Mussolini moitié trisomique" .

Dès le lendemain le polémiste sera de nouveau devant les juges, cette fois dans l'enceinte de la 16e chambre, pour avoir posté le 11 janvier, jour de la Manifestation pour la République et suite aux attentats à Paris, "Je me sens Charlie Coulibaly" . Et si les délits n'ont rien à voir, Dieudonné y voit lui un fil conducteur : le Premier ministre, celui qu'il a baptisé "el Blancos".

"Acharnement" contre lui

La semaine dernière, Dieudonné avait déjà déclaré aux magistrats qu'il faisait l'objet d'un "acharnement" de la part Manuel Valls. Jouant sur la "liberté d'expression" sans en voir les limites (la loi), Dieudonné ne mâche pas ses mots et poursuit les propos insultants envers lui. C'est dans une vidéo postée sur YouTube le 29 août 2013, que le polémiste avait, notamment, qualifié Manuel Valls de "Mussolini moitié trisomique". Manuel Valls avait alors porté plainte pour "injure publique" en septembre 2013 avant d'annoncer quatre mois plus tard qu'il étudiait "toutes les voies juridiques" pour, après ses propos sur Patrick Cohen, interdire les "réunions publiques" de Dieudonné.

Plus d'un an après ses faits, dans une vidéo postée sur YouTube le 22 janvier dans laquelle il explique son expression "Je me sens Charlie Coulibaly", Dieudonné attaque de nouveau le Premier ministre. Interpellé peu après avoir posté la phrase choc sur sa page Facebook, le polémiste a en effet dû répondre devant les policiers de ces derniers propos. "Les policiers étaient incapables de qualifier le délit pour lequel ils m'avaient interpellé, dit-il sur Quenelleofficiellenew. D'ailleurs, ils ont fini par me laisser entendre qu'en fait, ça venait d'en dessus, d'en haut. Les pressions venaient en réalité de tout en bas. Du très fond des chiottes. Du gouvernement Valls. C’est-à-dire des égouts de l'histoire et de la conscience humaine."

"Message de paix"

Concernant l'injure publique envers Manuel Valls, ni Dieudonné ni son avocat Me Sanjay Mirabeau ne se sont exprimés. Pour ces faits, le polémiste encourt 12 000 euros d'amende.

Concernant l'apologie du terrorisme, Dieudonné a expliqué dans sa vidéo du 22 janvier dernier que son expression "Je me sens Charlie Coulibaly" voulait "dire en réalité 'Aimez-vous les uns les autres'". Et d'ajouter "C'est une formule de paix qui a été qualifiée par le pouvoir de dégénérés qui nous gouvernent d'apologie du terrorisme". Me Sanjay Mirabeau, qui s'est exprimé dimanche sur le sujet dans "Le supplément" sur Canal + a indiqué qu'il plaiderait la relaxe pour ces faits pour lesquels Dieudonné encourt 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende.

Il était impossible de savoir si l'humoriste serait présent ou non au tribunal cette semaine. "A chaque fois, c'est la surprise", indique ironiquement une source judiciaire jointe par metronews lundi soir.

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