"Direction le pôle Nord" : il fait 3.000 km en auto-stop de Paris en Laponie… déguisé en père  Noël

"Direction le pôle Nord" : il fait 3.000 km en auto-stop de Paris en Laponie… déguisé en père Noël

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INSOLITE – Rémi, jeune français de 30 ans, parcourt le monde depuis deux ans, pour réaliser des défis. Le dernier, était de relier Paris au village du père Noël en Laponie, en auto-stop, revêtu du déguisement du célèbre bonhomme rouge. Rémi a réussi, mais ça n’a pas été toujours facile.

Il y a deux ans, Rémi a voulu arrêter de courir et réaliser ses rêves. Il a voulu être le "capitaine de sa vie". Il a revendu sa start-up, et s’est fait une liste de rêves, de défis à réaliser, dans le monde entier. Et depuis, le jeune homme de 30 ans coche les cases, petit à petit, en racontant ses aventures sur un blog, Capitaineremi.com.


Et dans cette liste de rêves à réaliser, il y avait un voyage bien d’actualité : rejoindre en autostop le village du Père Noël à Rovaniemi en Finlande le tout déguisé en Père Noël. Pourquoi ce village ? "C'est simple, mon rêve depuis très longtemps est de faire du traineau à chiens !", raconte Rémi sur sa page Facebook.


Rémi s’est lancé. Le mardi 6 décembre dernier, à 8 h 30, il est parti de la place de la Concorde à Paris. Avec une pancarte "direction pôle nord", et un déguisement bien conforme de père Noël.

Rémi voyage léger. Une hotte et une caméra. Au programme : 3.000 km, avec la traversée de l’Europe du Nord - Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Suède, Finlande - et coucher chez l’habitant. 


Au premier jour cependant, son grand sourire a failli être douché. Car le problème du père N Noël, est que les conducteurs ne le prennent pas au sérieux.  Rémi a eu droit à des bordées de "coucou", de klaxons, d'appels de phare. Mais à 13h, il était encore dans Paris. A  14 h, il avait atteint péniblement porte de la Chapelle. Il a finalement trouvé une voiture qui l’a amené au Bourget. De là, il a fini par trouver un conducteur qui l’a sorti d’Ile-de-France. Mais a atterri en soirée dans une station-service, désertée. Quelques coups de barre, de blues, mais aussi d’espoir, et de rencontres plus tard, Rémi a atterri à Lille. Puis le lendemain il s'est fait convoyer vers la Belgique. Et s'il garde le sourire, le voyage n’est pas toujours pur plaisir. "Je n’arrête pas de quémander de s’arrêter, les automobilistes ne s’arrêtent jamais, je suis au milieu de nulle part, perdu, désespéré." Et, à chaque fois, quand il semble toucher le fond, un bon samaritain passe par là. Et l’avance de quelques kilomètres. 

Quelques fois, Rémi a eu de la compagnie. D’abord celle des conducteurs, motivés, qui l’ont aidé. Une fois, un fan de son site qui avait vu sa publication est venu le chercher et l’a convoyé. Rémi a aussi été rejoint, aux Pays-Bas, par une équipe de TF1, venue suivre son périple. Des surprises aussi : aux Pays-Bas, il a été pris en stop par… une voiture de policiers.

"Moralité de l’histoire, il y a toujours quelqu’un qui finit par s’arrêter et me remonte le moral", raconte Rémi dans ses courtes vidéos. "Heureusement sinon je serai un peu au ras des pâquerettes." Mais il reconnaît que c’est souvent "méga compliqué, personne ne veut s’arrêter". A un moment, il craque. Il attend depuis plusieurs heures, dans le froid, et personne ne s’arrête. "Ce qui m’énerve, c’est que toutes les voitures vont dans la bonne direction. Et personne veut me prendre", dit-il à sa petite caméra. "Ils détournent le regard, ils ont peur, alors que je suis juste en train de faire de l’auto stop. Je me demande ce qu’il s’est passé chez eux pour qu’ils ne fassent pas confiance en l’autre. Ça m’embête donc c’est aussi un peu sa ma mission : ramener de l’humain au centre de tout."


Malgré les galères, les heures d'attente, les fins de journée dans les stations-services à se demander où il va pouvoir dormir, Rémi a réussi. Les 1.000 derniers kilomètres, il les a fait avec son amie, et tout de suite, il a eu beaucoup plus de succès. Rémi est arrivé en Laponie lundi. Et à en juger par sa dernière vidéo, il a réussi à réaliser son rêve : faire du chien de traîneau.

Rémi voyage ainsi depuis deux ans, au gré de ses envies, et d’un objectif : profiter de la vie. Sur sa liste, il a déjà coché quelques beaux défis. Comme trouver la femme de sa vie, voler en parapente, participer au carnaval de Barranquilla, sillonner l’Atlantique en voilier, traverser la Corse via le GR20, relier Paris à Bruxelles en Vélib’. Mais il lui reste encore à "vivre dans la jungle", "apprendre le flamenco", "vivre à la Nouvelle-Orléans et y apprendre la trompette", ou encore "faire un voyage en montgolfière…  Pas prêt de s'arrêter.

En vidéo

JT WE - De Paris à la Laponie, le père Noël fait de l'auto-stop

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