Dominique Baudis, Défenseur des droits et ex-maire de Toulouse, est mort

Dominique Baudis, Défenseur des droits et ex-maire de Toulouse, est mort

DirectLCI
DISPARITION - Le Défenseur des droits et ex-maire de Toulouse, est décédé à l'âge de 66 ans, ce jeudi, à l'hôpital du Val-de-grâce à Paris, des suites d’un cancer généralisé. Son nom reste également associé à la terrible rumeur dont il fut victime en 2003 dans l'affaire Alègre.

Dominique Baudis est mort. L'ancien maire de Toulouse au parcours inclassable – journaliste, député, président du CSA...- a succombé à l'hôpital du Val-de-grâce, à Paris, des suites d'un cancer généralisé, contre lequel il luttait depuis plusieurs années. Il allait avoir 67 ans le 14 avril prochain.

Diplômé de Sciences Po, Dominique Baudis avait commencé sa carrière de journaliste au Liban en 1971. Correspondant de l'ORTF puis de TF1 au Proche-Orient, il couvre la guerre du Liban. De retour à Paris, il présente ensuite le journal télévisé de 1978 à 1980, puis celui de FR3 jusqu'en 1982. L'année suivante, il quitte les médias et embraye sur la politique en se faisant élire à la mairie de Toulouse. Tout un symbole : il succède à son père, Pierre Baudis, maire depuis 1971. Il conservera son fauteuil durant 18 ans.

"Face à la calomnie"

En 1984, sa carrière politique est lancée : cette année-là, il est élu au Parlement européen. En 1986, il entre au conseil régional Midi-Pyrénées qu'il préside et à l'Assemblée nationale. Il sera réélu en 1988, 1993 et 1997, sous l'étiquette UDF (Union pour la démocratie française). Mais sa nomination en janvier 2001 à la tête du CSA par le président Jacques Chirac l'oblige à démissionner de tous ses mandats et fonctions.

En 2003, tout s'effondre. Il est mis en cause par des prostituées de la région de Toulouse dans l'affaire du tueur en série Patrice Alègre. Accusé de proxénétisme, viol, meurtre et actes de barbarie, il révèle publiquement cette sordide affaire au journal de TF1 . Il ne sera totalement innocenté par la justice qu'en 2005 et racontera son calvaire dans un livre, Face à la calomnie.

Un second souffle

En février 2007, il connaît un second souffle en étant élu à la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA). Puis en 2009, il retrouve un mandat de député européen après avoir été élu dans le Sud-Ouest à la tête de la liste UMP. Il a été nommé le 22 juin 2011 pour un mandat de six ans non renouvelable au poste de Défenseur des droits, qui absorbait les missions du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) et de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).

Dominique Baudis avait épousé en secondes noces la journaliste et écrivain franco-algérienne Ysabel Saïah-Baudis. Il était père de trois enfants dont Florence, qui s'était engagée en politique à Toulouse sur ses traces.

Lire aussi >> "Le risque d'un recul des droits était réel", notre interview de Dominique Baudis peu après sa nomination en tant que Défenseur des droits en 2011. 

Plus d'articles