Drôme : le maire LR de la ville d’Allex annule son référendum sur les migrants

Drôme : le maire LR de la ville d’Allex annule son référendum sur les migrants

À CONTRECŒUR - Gérard Crozier, maire d’Allex dans la Drôme projetait d’organiser un référendum dimanche 2 octobre. Samedi 1er octobre au matin, il a annoncé qu’il renonçait.

Changement d’avis sous pression. Samedi 1er octobre, aux alentours de 11 heures du matin, Gérard Crozier, maire de la commune d’Allex dans la Drôme (2 548 habitants en 2013), a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il renonçait à son projet de référendum sur l’accueil des migrants dans sa ville. L’homme souhaitait organiser ce scrutin dimanche, et ce malgré une interdiction en place, rendant de fait le vote illégal. Le 30 septembre, le tribunal administratif de Grenoble avait statué en référé sur la question à la demande du préfet de la Drôme. Et avait ainsi invalidé la délibération du conseil municipal d’Allex à l’origine de la décision de ce référendum. 

Lire aussi

    En fin de matinée, samedi, Gérard Crozier s’est expliqué devant la presse sur sa décision d’annuler le scrutin. Selon ses propos, rapportés par le quotidien régional le Dauphiné Libéré, l’édile a renoncé à son projet à contrecœur, "contraint et forcé" de reculer. Se disant "très amer", il a même évoqué un "déni de démocratie". "J’ai outrepassé volontairement mon niveau de compétence, j’ai voulu faire en sorte que la démocratie s’exprime", a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par Libération. L’édile a dénoncé par ailleurs "l’acharnement de la préfecture" à son encontre. Trois requêtes, dont deux en urgence, ayant été déposées devant le tribunal administratif de Grenoble.  "C’est beaucoup pour un  maire d’une commune de 2 500 habitants", s’est-il indigné. 

    50 migrants bientôt installés à Allex

    Le 13 septembre dernier, le conseil municipal d’Allex a voté à l’unanimité l’organisation d’un référendum sur la question des migrants. L’État a ouvert un centre d’accueil dans un château quelque peu à l’écart de la commune, centre destiné à en accueillir une cinquantaine. Une dizaine d’entre eux, originaires du Soudan, d’Irak et d’Afghanistan étaient arrivés sur les lieux la semaine passée. Le tribunal administratif de Grenoble avait jugé illégal la tenue du scrutin, soulevant que l’attribution d’hébergement d’urgence est une prérogative de l’État et non des communes.

    En vidéo

    Tours : un centre d'accueil pour migrants

    Sur le même sujet

    Les articles les plus lus

    REVIVEZ - Marghe remporte "The Voice 2021"

    EN DIRECT - Israël/Palestine : plus de 150 morts depuis la reprise des violences, l'essentiel à Gaza

    Covid-19 : ces pays européens qui ont déjà assoupli les règles aux frontières pour les touristes

    Que devient Abi Bernadoth, le gagnant de "The Voice" ?

    Bigard, Lalanne et Chalençon, têtes de file d'une manifestation anti-masques à Lyon

    Lire et commenter

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

    Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.