Mis en examen après le décès de leur bébé dénutri, des parents défendus par un comité de soutien

Mis en examen après le décès de leur bébé dénutri, des parents défendus par un comité de soutien

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MALTRAITANCE - Dans la Drôme, un couple de parents de sept enfants a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, six mois après le décès d'une de leur petite fille de 16 mois, hospitalisée en urgence en état de dénutrition. Un comité de soutien de 150 personnes s'est formé pour les défendre.

Elle était nourrie essentiellement de jus et de laits végétaux, de châtaigne ou de riz. Une petite fille de 16 mois est morte une dizaine de jours après son admission en urgence à l'hôpital. Les parents ont été mis en examen mercredi soir pour "privation de soins et d’aliments, suivi de mort sur mineur de 15 ans par ascendants", par un juge d’instruction de Valence. Ils ont également été placés sous contrôle judiciaire.


La petite fille avait d’abord été admise à Valence, mais le personnel soignant a décidé de la transférer à l'hôpital femme-mère-enfant de Bron, dans la région lyonnaise,  au vu de son état de santé. L'enfant était bien en dessous des courbes de tailles et de poids moyens correspondant à son âge et n’était pas vaccinée. Elle n’a malheureusement pas survécu. Le couple de parents, habitant à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme), est accusé d’avoir provoqué la mort de la fillette en la sous alimentant. Une "procédure a été ouverte après le décès d'une de leurs petites dans la région lyonnaise, hospitalisée pour des problèmes de malnutrition et qui est décédée notamment pour ça, mais peut-être également pour des raisons médicales", précise une source judiciaire, confirmant une information de France Bleu Drôme-Ardèche.

Les parents affirment avoir une alimentation saine

Depuis, les cinq frères et sœurs de la fillette, non scolarisés, "ont été examinés et il a été constaté aussi qu'ils étaient plutôt amaigris. Ils ont fait l'objet de placement, d'abord par le parquet, ensuite par le juge pour enfants, une décision confirmée ensuite par la Cour d'appel de Grenoble", d'après cette même source. Ils ont été confiés à la maison des enfants de Bourg-lès-Valence en attendant l’audience qui aura lieu en juillet concernant leur placement. Les parents, fervents catholiques, revendiquent pourtant leur choix de vie, affirmant avoir une alimentation saine et privilégier l’éducation à la maison. 


Alors qu’ils viennent d’avoir un autre bébé, ils se sont entourés d’un comité de soutien et tentent de récupérer la charge de leurs aînés. Ce comité de soutien, d'environ 150 personnes, défend leur mode de vie et accuse l’hôpital d’avoir fait une erreur médicale, affirmant que la fillette aurait pu être victime d'un surdosage d'anesthésiant, rapporte France Bleu Drôme-Ardèche. Contactée par LCI, la mairie de Saint-Marcel-lès-Valence indique n’avoir "aucune connaissance de ce comité de soutien" et précise s’en dissocier complètement.

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