Le 7 novembre à 16h34, elles ont arrêté de travailler

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MOBILISATION - Elles sont employées dans un musée, une rédaction ou encore femmes politiques. Ce lundi 7 novembre à 16h34, pour protester contre l'inégalité des salaires entre hommes et femmes, elles ont arrêté de travailler.

Elles sont nombreuses à avoir répondu à l'appel des Glorieuses. Ce lundi 7 novembre, à 16h34, elles ont cessé de travailler pour protester contre l'inégalité des salaires entre hommes et femmes, pointée du doigt par la newsletter féministe. D'après les calculs de cette dernière, les femmes en France commencent à travailler bénévolement, à partir de ce moment précis.

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Et c'est la maire de Paris Anne Hidalgo qui d'abord, a donné l'exemple, en levant la séance du Conseil de Paris à l'heure dite. Une interruption respectée par tous les conseillers - femmes et hommes - et qui a bien valu un tweet de soutien.

Dans les rédactions des journaux aussi, la question des inégalités salariales a fait réagir. Le hall du quotidien Le Monde s'est soudainement rempli d'un rassemblement joyeux et bruyant, le temps de quelques minutes. Même chose du côté du Musée d'Orsay, où les employé(e)s ont choisi de descendre devant la galerie pour immortaliser l'instant.

"A l'heure dite, j'ai indiqué que je voulais interrompre notre rendez-vous"

De son côté, Constance, une élue d'Angers, a tenu à arrêter son rendez-vous professionnel à 16h34... et à s'en expliquer avec son interlocuteur. 

A LCI, elle explique comment s'est déroulée son interruption de travail : "Je ne voulais pas arrêter brutalement, mais pour moi l'intérêt de cette opération est de parler du sujet, pour créer une prise de conscience collective. J'étais en rendez-vous  avec un patron d'entreprise, nous échangions normalement. A l'heure dite, je lui ai indiqué que je souhaitais interrompre notre rendez-vous pour aborder un autre sujet. Il avait entendu parler de l'appel, il a donc su pourquoi. Je lui ai présenté la situation, le pourquoi du comment de cet horaire... et nous avons échangé dessus pendant 10 minutes. C'était intéressant. Il m'a indiqué que je prêchais un convaincu. Nous avons ensuite repris notre rendez-vous."

Rassemblements

Dans plusieurs villes de France, enfin, des rassemblements étaient prévus, comptant dans leurs rangs les volontaires qui ont pu se débrouiller pour quitter le travail. A Paris, la place de la République a accueilli, à partir de 16 heures, entre cinquante et cent personnes.

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