Education nationale : recherche profs, urgent

Education nationale : recherche profs, urgent

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REMPLACEMENT - Touchés de plein fouet par les réductions d'effectifs dans l'Education nationale, les profs remplaçants manquent cruellement dans les établissements. Un problème difficile à résoudre pour le ministère de Vincent Peillon, déjà à la traîne sur ses objectifs.

Les remplaçants ont été touchés de plein fouet par les réductions des effectifs enseignants sous le gouvernement Fillon. Pas moins de 5.000 d'entre eux ont disparu entre 2009 et 2012, selon l'actuel gouvernement. "La rentrée 2012 a été difficile", admet le ministère, contacté par metronews, qui observe "que de nombreuses académies se sont retrouvées en difficulté".

A la rentrée 2013, le ministre Vincent Peillon a donc annoncé la création de 1.000 postes de remplaçants, dont ont majoritairement bénéficié les académies qui ont connu le plus de difficultés, comme Créteil (94). Du coup, certaines n'ont pas vraiment vu la différence. Quand pour 2014, les choses restent incertaines : 8.800 postes ont été budgétés au total, dont 4341 postes d'enseignement dans le primaire et le secondaire publics. Mais leur répartition ne plaît pas à tout le monde.

Le cas préoccupant des ZEP

C'est notamment le cas des établissements des zones d'éducation prioritaires (ZEP). Ces derniers, qui s'estiment lésés, ont manifesté mardi et jeudi dans les départements des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Problème : alors que leur nombre d'élèves va crescendo à chaque rentrée, que les moyens sont prévus à la baisse, ils craignent de n'avoir pas suffisamment de professeurs à la rentrée 2014. Donc un besoin encore plus criant de remplaçants.

Devant l'immense chantier des réformes, le ministère reconnaît que le cas des profs remplaçants est un des plus difficiles. "Parce qu'il repose sur de l'imprévu, nous explique-t-on d'abord. Même si la période de janvier est plus propice aux maladies, on ne peut pas prévoir les besoins à l'avance". Ensuite, tout simplement parce que le manque d'effectifs est réel. "Des problèmes" que l'on est forcé d'admettre, au ministère de Vincent Peillon. Mais qu'il semble difficile de résoudre avant celui, résolument prioritaire, des professeurs titulaires. L’objectif des 54.000 créations de postes est encore loin d'être atteint.

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