Après le collège, François Hollande veut réformer le lycée

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RENTRÉE - François Hollande a défendu son bilan en matière d'éducation, jeudi lors d'une visite à Orléans à l'occasion de la rentrée scolaire, et s'est projeté dans l'avenir, en affirmant que le lycée "doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes".

Douze millions d'élèves ont entamé jeudi une nouvelle année scolaire, sous surveillance renforcée face au risque d'attentats. Dernière rentrée du quinquennat de François Hollande qui, malgré les polémiques sur le collège, se fixe la réforme du lycée comme prochain objectif. "La rentrée doit être une chance pour chacun et pour tous", a déclaré le président, qui s'est rendu avec la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem dans une école primaire et un collège du quartier de l'Argonne, à Orléans, faisant partie du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).

"Pour les prochaines années nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes", a dit le président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. "Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d'avenir", vers "les métiers d'avenir".

Des objectifs à long terme

"Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l'enseignement supérieur", a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà de son quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans "60% d'une classe d'âge soit diplômée de la licence". Il avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d'éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. "L’école ne peut pas rester immuable", a-t-il répondu aux critiques.

Ma responsabilité, c'est de faire en sorte que chaque élève puisse aller à l'école sans avoir peur- François Hollande

"Cette rentrée n’est pas comme les autres (...) parce que nous savons dans quel contexte nous avons été obligés de la préparer", pour faire face à la menace terroriste, a aussi dit François Hollande. "Nous avons dû renforcer un certain nombre de vigilances et nous avons rappelé les consignes indispensables", a-t-il précisé, énumérant le renforcement des contrôles à l'entrée des établissements, "les exercices de confinement" ou d'évacuation, "les formations aux premiers secours" et "à la gestion des crises" des élèves et personnels enseignants.

"Ma responsabilité, c'est de faire en sorte que chaque élève puisse aller à l'école sans avoir peur, que les parents puissent également être rassurés", a-t-il dit, citant la mobilisation de 3000 réservistes de la gendarmerie pour "sécuriser un certain nombre d'établissements". "Je ne veux surtout pas que l'on puisse créer un climat qui soit lourd dans les établissements ou une forme de suspicion à l'égard de personnes, a-t-il dit. Il ne doit y avoir aucune stigmatisation. Chacun, chacune doit savoir que l'école c'est l'école de tous."

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François Hollande : "Ma responsabilité est que chaque élèves puissent aller à l'école sans avoir peur"

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