Efficacité du vaccin AstraZeneca : "Il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent"

Efficacité du vaccin AstraZeneca : "Il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent"

INTERVIEW POLITIQUE - Invitée ce mercredi sur LCI, Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie, a défendu l'efficacité du vaccin AstraZeneca.

"Nous n'avons pas de problème industriel, mais un défi industriel." Invité ce mercredi sur LCI, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Industrie, a défendu la stratégie du gouvernement concernant la stratégie vaccinale en France. "Par rapport à notre calendrier vaccinal, nous recevons le bon nombre de doses", a précisé la ministre. Selon cette dernière, "il n'y a pas de manque. Par rapport aux attentes de la population, nous faisons en sorte d'augmenter la production. (…) Dès lors qu'un vaccin est capable de démontrer sa sécurité et son efficacité, nous faisons en sorte de le valider. Que le vaccin soit européen, chinois ou russe."

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Spoutnik V pourrait-il d'ailleurs arriver bientôt en Europe et dans l'Hexagone ? "Il y a un sujet tout simple, qui est que sa production en Russie n'est pas si simple. C'est un vaccin un peu complexe et il ne pourrait pas servir le marché européen. Nous sommes en discussion pour savoir si nous sommes en capacité de les aider à augmenter leur capacité."

"AstraZeneca, un vaccin qui tend à prouver son efficacité sur les formes graves"

Concernant l'AstraZeneca, qui fait l'objet de critiques, Agnès Pannier-Runacher assure : "Les médecins vont commencer à vacciner à partir de jeudi avec l'AstraZeneca, un vaccin qui tend à prouver son efficacité sur les formes graves. Il y a ce que les gens pensent et ce que les études scientifiques montrent. (…) Ce qu'on ne sait pas aujourd'hui, c'est si le vaccin diminue fortement la capacité à transmettre le virus.

"Le vaccin peut être moyennement efficace, à 60% sur le fait qu'on démarra la maladie. Mais comme elle est à 80% bénigne, cela n'a pas de portée pratique pour le système de santé", poursuit-elle. "L'enjeu, c'est de vacciner d'abord les plus vulnérables. S'agissant des plus jeunes, il faut avoir les chiffres montrant que le vaccin empêche la circulation du virus. On n’en est pas sûr."

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Avons-nous acheté trop d'Astrazeneca ? "Je ne partage pas ce point de vue. Il est efficace sur les formes graves, plus qu'un vaccin contre la grippe. (…) Il a une logistique simple : pas besoin de le mettre dans un réfrigérateur à -80°C, -20°C. Il peut bénéficier sur des populations générales, notamment sur des populations en développement." 

Selon la ministre, la France n'a par ailleurs "pas de problème industriel mais un défi industriel". Et d'appuyer : "On voudrait augmenter nos capacités de production, mais on n'a encore jamais vacciné une planète entière. Il y a une pression sur tous les composants qui rentrent en ligne de compte pour faire un vaccin. On produit des milliards de vaccins, cela n'a jamais été fait."

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