Rapport Sauvé : "Je souhaite que ce travail se poursuive dans la lucidité et l'apaisement", déclare Emmanuel Macron

Un jour de honte et d'effroi pour l'Église catholique française. Le rapport sur les abus sexuels commis par des ecclésiastiques ou par des laïcs à l'intérieur des paroisses est dévastateur. Depuis les années 50, l'enquête a recensé 330 000 victimes.

PÉDOCRIMINALITÉ - Le président de la République a salué depuis la Slovénie, mercredi 6 octobre, "l'esprit de responsabilité" de l'Église, au lendemain de la publication d'un rapport sur l'ampleur des violences sexuelles commises en son sein.

L'Église a désormais décidé "de regarder ce sujet en face comme l'avaient fait d'autres Églises à travers l'Europe", a déclaré Emmanuel Macron ce mercredi 6 octobre face à des journalistes à la fin d'un sommet européen au château de Brdo, en Slovénie. Le chef de l'État a félicité les auteurs du rapport Sauvé, dossier accablant sur les abus sexuels au sein de l'institution religieuse, publié mardi 5 octobre et rédigé par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église catholique (Ciase) menée par Jean-Marc Sauvé. 

Au terme de plus deux ans et demi d'enquête, les experts ont révélé que quelque 330.000 mineurs ont subi des agressions dans des institutions de l'Église, dont 216.000 victimes de clercs ou religieux, depuis 1950. Saluant "le travail fait pendant de très longs mois", Emmanuel Macron a estimé qu'il s'agissait d'"un sujet qui touche des vies"

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Le rapport Sauvé révèle l'ampleur de la pédocriminalité dans l'Église de France

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"Derrière les chiffres, il y a des situations édifiantes qui sont décrites, des destins brisés, des femmes et des hommes dont les vies ont été bousculées, parfois brisées, a-t-il déclaré. C'est d'abord pour eux que j'ai une pensée."

"Je souhaite que ce travail se poursuive dans lucidité et apaisement, a-t-il ajouté. Notre société en a besoin. Il y a un besoin de vérité et de réparation." Le président a notamment évoqué les propositions concrètes émises par la commission, pour "protéger" les enfants "des violences psychiques, sexuelles, qui sont intolérables". "Une société se juge aussi à sa capacité à les dénoncer, à réparer les vies, mais plus encore à les prévenir, a-t-il également estimé. C'est tout un travail que nous avons lancé."

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