Elevage de poules en batterie : l'association L214 publie une vidéo choc et vole dans les plumes de Macron

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ANIMAUX - L'association L214 demande au gouvernement d'interdire tout élevage de poules pondeuses en batterie d'ici 2025 et lance une pétition à cet effet, dans une nouvelle vidéo choc présentée par l'animateur télé Stéphane Bern.

Les œufs de poules en batterie sont loin d’avoir disparu totalement  des rayons des supermarchés : pas moins de 68% des gallinacés sont encore élevés dans des cages en France. L’association L214, qui dénonce depuis plusieurs années, images chocs à l’appui, la cruauté des élevages en batterie, demande au gouvernement d’Emmanuel Macron d'interdire tout élevage de poules pondeuses en batterie d'ici 2025 et lance une pétition à cet effet.


"Pour encourager le gouvernement à prendre la décision d'interdire l'élevage en cage des poules pondeuses pour des raisons éthiques, nous lançons [...] un site avec une pétition adressée au président Emmanuel Macron", écrit l'association dans un communiqué diffusé ce lundi 11 décembre, où elle incrimine une nouvelle fois un élevage de poules, basé en l'occurrence dans les Côtes d'Armor.

Vers la fin des œufs en batterie en 2022 ?

A quelques jours de la clôture des Etats généraux de l'alimentation, l'association L214 souligne que lors de son discours d'octobre à Rungis, le président de la République avait pris position au sujet des œufs en cage. Il avait, devant les agriculteurs et les patrons de la grande distribution, rappelé son engagement pris pendant la campagne présidentielle "que les oeufs vendus aux consommateurs ne seraient issus que d'élevages en plein air d'ici 2022".

Dépôt d'une plainte pour mauvais traitement

Pour L214, cela constitue un "pas en avant", mais l'association souligne que "l'immense majorité des supermarchés s'y est déjà engagée (d'ici 2020 ou 2025)" et affirme que les volumes d'oeufs de table vendus en supermarchés comptent "pour moins de 50 % de la totalité de la consommation d'oeufs en France".  L'association souligne que les oeufs destinés à l'industrie et à la restauration, contrairement aux oeufs de table, "sont commercialisés sans traçabilité du mode d'élevage pour le consommateur". 


L214 estime que le projet évoqué par Emmanuel Macron ne va "pas plus loin que celui déjà affiché par l'interprofession". Dans la vidéo de l'élevage incriminé cette fois par L214, tournée fin novembre selon l'association et présentée par l'animateur et "monsieur patrimoine" d'Emmanuel Macron Stéphane Bern, on peut voir par moment des cadavres de poules traîner dans les cages, parfois en état de décomposition.


L'association a indiqué à l'AFP son intention de déposer une "plainte pour mauvais traitements auprès du tribunal de grande instance du département des Côtes d'Armor" et d'introduire "un recours en responsabilité contre l'Etat pour faute du fait de son inaction/tolérance aux manquements" dont s'est rendu coupable, selon elle, le propriétaire de l'élevage.

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