Bobigny : 37 interpellations après les incidents en marge de la manifestation en soutien à Théo

Bobigny : 37 interpellations après les incidents en marge de la manifestation en soutien à Théo

EN RÉACTION - Près de 2000 personnes, selon les chiffres de la préfecture, se sont rassemblées samedi après-midi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en soutien à Théo, jeune homme victime d'un viol présumé lors d'une interpellation brutale à Aulnay-sous-Bois. La manifestation de solidarité a été marquée par des heurts.

Trente-sept personnes ont été interpellées dans la soirée de samedi en Seine-Saint-Denis, après les violences qui ont émaillé la manifestation à Bobigny en soutien à Théo, victime d'un viol présumé lors d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois. 

Samedi après-midi devant le tribunal de Bobigny, au nord-est de Paris, environ 2.000 personnes, encadrés par des forces de police en nombre, ont réclamé "justice pour Théo". Après plus d'une heure de manifestation, des policiers postés sur une passerelle ont reçu des projectiles. Des bruits de pétards et des mouvements de foule ont suivi. Des casseurs s'en sont pris à des vitres d'immeubles et au mobilier urbain et une camionnette aux couleurs de RTL qui a été incendiée, une autre de Europe 1 qui a été prise pour cible. 

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Après la fin du rassemblement, des incidents isolés se sont poursuivis jusqu'à minuit environ, à Bobigny et dans les communes proches, a expliqué la source policière. Des véhicules et des poubelles ont notamment été incendiées et des commerces dégradés par des jets de pierre à Drancy, Noisy-le-Sec ou Bondy. Un policier a été "très légèrement blessé" au cours de ces incidents.  "Plusieurs centaines d'individus violents et très mobiles" ont commis diverses "exactions et dégradations", a affirmé la préfecture de police de Paris (PP).

Le début de la manifestation s'était passé dans le calme. "La police viole", "je ne suis pas un bamboula", "la police tue des innocents", pouvait-on lire sur des pancartes. Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant les violences policières, évoquant aussi Zyed et Bouna, les deux adolescents morts dans un transformateur électrique à l'origine des émeutes en banlieue en 2005, ou Adama Traoré, mort lors de son interpellation l'été dernier dans le Val-d'Oise. Dans la nuit de vendredi à samedi, huit personnes avaient été interpellées en Seine-Saint-Denis, selon des sources policières. Vingt-cinq personnes avaient été interpellées la nuit précédente.

Toujours hospitalisé, Théo, jeune homme noir de 22 ans, a raconté avoir été victime le 2 février d'un viol avec une matraque télescopique au cours d'une interpellation violente aux 3.000, une cité d'Aulnay-sous-Bois. L'un des quatre policiers ayant procédé à l'interpellation a été mis en examen pour viol. Les trois autres pour violences. 

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