"Marée populaire" du 26 mai : mobilisation en baisse par rapport à "La fête à Macron" du 6 mai

PETIT COEFFICIENT - Une soixantaine de syndicats, partis politiques, associations et mouvement citoyens appelaient à marcher main dans la main ce samedi contre la politique menée par Emmanuel Macron. Une unité inédite qui n'a pas permis d'atteindre la mobilisation espérée. Quelques incidents ont émaillé le cortège parisien.

Ils promettaient une "marée populaire". Ce samedi, en début d’après-midi, une grande manifestation contre Emmanuel Macron et la politique mise en place par son gouvernement était organisée à Paris à l’appel de partis politiques, de syndicats, de mouvements citoyens, dans une rare union. En tout, c’est une soixantaine d’organisations qui appelaient à se mobiliser dans plusieurs villes de France. Les chiffres sont en-deçà des espérances des organisateurs, avec notamment moins de personnes à Paris que pour la "fête à Macron" du 5 mai dernier.

Live

CHIFFRES OFFICIELS 


La "marée populaire" appelée par la CGT, La France insoumise et d'autres organisations et formations politiques a rassemblé 93.315 personnes en France, selon les autorités : 21.000 à Paris et 72.315 en province. Les organisateurs ont avancé le chiffre de 280.000 participants à travers le territoire, dont 80.000 à Paris.

EN DIRECT


La manifestation prend fin, place de la Bastille. Les manifestants se dispersent peu à peu.

RÉACTION 


Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur explique qu'une fraction de la jeunesse est radicalisée, après les heurts survenus à Paris.

PARIS 


Dans le cortège parisien, l'écrivain Edouard Louis et Philippe Poutou

BILAN 


Sept policiers ont été blessés, au cours de la manifestation à Paris. Il y a eu 43 interpellations et 26 personnes ont été placées en garde à vue.

EN DIRECT 


Le porte-parole d'Attac, Dominique Plihon affirme qu'en France, il y a eu plus de 200 manifestations. Cette manifestation, "nous l'avons voulue large et unitaire (...) sur un certain nombre d'idées qui nous sont communes", dit-il. 


Pour lui, dire qu"il s'agit d'une marée descendante (en rapport avec les chiffres, ndlr), est une erreur".

CHIFFRES A PARIS


Selon la Préfecture de police de Paris : 21 000 manifestants

Selon la CGT : 80 000 manifestants

Selon Occurence pour différents médias : 31 700 manifestants

RÉACTION 


Christophe Castaner, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, a réagi à la marée populaire 

NANTES 


Des heurts ont aussi éclaté à Nantes entre manifestants et force de l'ordre.

BILAN 


Voici le dernier bilan d'après notre spécialiste 

PARIS 


Dans le cortège parisien, des témoignages de manifestants 

NANTES 


Des incidents ont éclaté à Nantes, également, lorsque le cortège de tête, composé d'une centaine de militants anticapitalistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Des manifestants ont lancé divers projectiles (bouteilles en verre, pierres, billes de peinture, lacrymogènes, bâtons et papier toilette) en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage d'une lance à eau. 

ARRESTATIONS 


Le bilan se porte à 35 interpellations, pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations, port d'arme par destination ou encore rébellion. 

BATAILLE DE CHIFFRES 


La Préfecture de police indique 21 000 manifestants à Paris, et 4500 à Marseille. 

La CGT indique de son côté, 250 000 manifestants dans toute la France dont 80 000 à Paris.


La "fête à Macron" avait rassemblé, le 5 mai dernier, 40 000 manifestants, selon la préfecture de police. 

PARIS


Les manifestants se dirigent tranquillement vers la place de la Bastille. Sur place, Stephanie Roque, envoyée spéciale de LCI, indique que l'athmosphère est calme. 

PARIS 


Après les premiers heurts de la manifestation, un policier se trouve actuellement en urgence relative, après le jet de projectiles. Son pronostic vital n'est pas engagé mais son état de santé nécessite une intervention rapide. 


Le bilan pour le moment, se porte à 32 interpellations. 

PARIS 


Sur la place de la Bastille, les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes. Interrogée par LCI sur la situation, Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, indique que de son côté, des "milliers de gens ont envie de manifester leur colère, face à ce gouvernement (...) ce qu'il se passe devant, ce n'est pas ce que j'ai envie d'exprimer, moi", dit-elle.

PARIS 


Une trentaine d'individus cagoulés s'en sont pris à une vitrine d'assureurs, indique William Molinié, spécialiste police-justice de LCI.

PARIS 


Les premières tensions à Paris, se font sentir. Des manifestants jettent des objets sur les forces de l'ordre qui répondent par des gaz lacrymogènes.

PARIS 


Un journaliste du Figaro indique qu'un "black bloc d'une centaine de personnes" est formé à Paris. Ils font ... un clapping. 

STRASBOURG 


Le cortège à Strasbourg 

LILLE 


Le cortège lillois 

MONTPELLIER 


A Montpellier, les étudiants sont en tête de cortège 

RÉACTION 


Face au gouvernement, "formez ce front populaire dont le peuple a besoin", a lancé depuis Marseille Jean-Luc Mélenchon aux participants aux "marées populaires" qui défilent samedi à travers le pays.


"Les Marseillais, les premiers, vous ont ouvert le chemin du rassemblement des partis, des syndicats, des associations du peuple tout entier !", a déclamé le chef de file des Insoumis, retrouvant ses accents de tribun, juché sur une caisse de bois, au milieu de milliers de partisans.


"Formez ce Front populaire (...) pour que l'on commence l'ère du partage, du renouveau, d'une autre société", a-t-il poursuivi, avant que le cortège ne s'élance du Vieux-Port.

Quelques individus cagoulés s'équipent en début de cortège

PARIS


"Aucune organisation ne peut mobiliser à elle seule (...) il faut qu'il y ait une unité à la hauteur des attentes, qui donne du courage, c'est des réflexes qui existaient dans le mouvement ouvrier il y a quelques décennies et qui ont été oubliés " > Retrouvez l'interview d'Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, avant le départ de la manifestation parisienne

REPLAY


Petit point sur le dispositif prévu par les forces de l'ordre pour encadrer la manifestation parisienne

POLICE


La préfecture de police a fait part de 15 interpellations avant le début de la manifestation, sans en indiquer les motifs.

PARIS


La manifestation parisienne de la "marée populaire", à l'appel d'une soixantaine de syndicats, partis de gauche et associations contre la politique d'Emmanuel Macron, s'est ébranlée peu après 14H30 samedi, ont constaté des journalistes sur place.


Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler au départ de la gare de l'Est en direction de la place de la Bastille.


Fait rare, le défilé, derrière un char, ne comportait pas de carré de tête.

PARIS


La police a procédé à 15 interpellations en amont de la manifestation à la suite d'opérations de contrôles

PARIS


"Il faut que ça change !" > Retrouvez l'interview de Benoit Hamon, leader de Génération-s, un peu avant le départ de la manifestation parisienne

PARIS


Vue du début de la manifestation

PARIS


Partout, les syndicats et organisations veulent montrer un front uni. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, explique sur LCI, un peu avant le départ du cortège parisien, que la participation du parti est un "encouragement à cette dynamique" qui se crée dans le pays. "Face à ça, s'il n'y a pas d'unité, on n'y arrivera pas"

MARSEILLE 


Dans la cité phocéenne, Jean-Luc Mélenchon fait un discours juste avant d'aller prendre sa place dans le carré de tête de la manifestation : "Ecoutez le peuple qui crie et qui vous dit : 'Nous ne vous croyons pas' !" 

MARSEILLE


Alors que le cortège va bientôt partir à Paris, à Marseille, Jean-Luc Mélenchon député de France insoumise , qui a décidé de marquer sa différence, vient d'arriver en tête du cortège. 


"Je veux que chacun entende bien que cette marche, n'est la propriété d'aucune organisation ni d'aucune de nos personnes, mais celle de chacun et chacune qui décide de participer, individuellement libre, conscient", dit-il. Une façon de rassurer d'autres organisations, qui pourraient s'inquiéter de voir France insoumise tirer la couverture à lui

MANIF'


Ils ont défilé contre Macron, à Pau, Angoulême, Mont-de-Marsan ou encore Périgueux

PREMIERS BILANS


A Grenoble les manifestants étaient environ 1.900 selon la police. "Faisons dérailler le gouvernement", pouvait-on y lire sur une banderole. "On vient pour exprimer un ras-le-bol général", expliquait Hugo, bibliothécaire de 28 ans, "le service public est en déliquescence, les hôpitaux disparaissent, la culture aussi".


A Montpellier, derrière des pancartes appelant à "sortir des traités européens" ou réclamant "l'égalité, la justice sociale et la solidarité", entre 2.000 et 4.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, se sont réunies. 

MANIF'


A Lyon, où la manifestation se tenait à partir de 11 h, environ un millier de personnes ont participé au défilé, indique France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

PARIS

PETITE PHRASE


Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT (qui a participé à l'appel), a estimé samedi sur France Inter que le président de la République "devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie" car Emmanuel Macron"a du mal à entendre le mécontentement social". 

A LYON


A Lyon, à midi, ce sont plus d'un millier de personnes qui participent à cet événement, selon Le Progrès

AMBIANCE


Le comédien Yvan Le Bolloc'h va donner de la voix durant cette manifestation 

RÉACTIONS


L'ancien ministre Dominique Bussereau réagit non sans ironie à la manifestation 

REPLAY


"Il y a quelque chose qui se passe. Aujourd’hui il y a l'idée de se réunifier, d’être tous ensemble, c’est  presque historique, un mouvement syndical, politique et associatif" > Retrouvez l'interview de Philippe Poutoux, leader du NPA

MANIF'


A Paris, le cortège pour la "marée populaire" se prépare. Voici l'itinéraire

MONTPELLIER

MAREE MONTANTE ?


Une centaine de défilés sont prévus dans plusieurs villes de France pour cette « marée populaire », organisée par une soixantaine de syndicats, partis politiques, citoyens, et associations.  


> A Paris, la manifestation partira à 14 h 30 de la gare de l'Est vers la place de la Bastille. 


> A Marseille, le défilé partira aussi à 14H30 sur le Vieux-Port, avec la participation de Jean-Luc Mélenchon. 


> A Nantes à la même heure, des militants appellent à porter un gant rouge en soutien au jeune opposant de NDDL amputé de la main après avoir attrapé une grenade.


> Le premier à partir est le défilé qui se tient à Montpellier. Il a commencé ce samedi matin à 11 h 30.

Heurts

Quelques incidents ont eu lieu à Paris et dans quelques villes, dont Nantes. Dans la capitale, sept policiers ont été blessés et une trentaine de personnes interpellées. 

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