Notre Dame des Landes : les travaux à Nantes-Atlantique auront lieu avant la fin du quinquennat

Société
PROGRAMME - Deux jours après l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes au profit du réaménagement de Loire-Atlantique, Benjamin Griveaux a annoncé vendredi soir à Ouest-France que les travaux auront lieu avant 2022.
Live

DES TRAVAUX AVANT 2022 A NANTES-ATLANTIQUE


Dans une interview à Ouest France, Benjamin Griveaux, le pote-parole du gouvernement, a annoncé que les travaux à Nantes-Atlantique débuteront avant la fin du quinquennat.

CONTRE-PIED


L'ancien ministre de Manuel Valls n'a pas tardé à réagir à ses propos

MANUEL VALLS

CONTRE


Désormais dans les rangs des macronistes, l'ancien Premier ministre Manuel Valls prend ses distances avec ses successeurs sur le dossier. L'abandon du projet d'aéroport "est une erreur", juge l'ancien Premier ministre sur RTL. 

NOTRE DAME DES LANDES

Une première réunion a eu lieu jeudi à Bercy entre le PDG de Vinci, Xavier Huillard, le ministre des Finances Bruno Le Maire et la ministre des Transports Elisabeth Borne. "Les deux parties ont convenu de poursuivre ces discussions afin d'aboutir rapidement. Le gouvernement s'attachera au respect du droit et à la défense des intérêts de l'Etat", a annoncé E. Borne à l'issue de la réunion.

NDDL/ZAD

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OPINION

Le soutien à la décision du gouvernement est d'autant plus intéressante que, selon certains sondages précédant l'annonce, les Français interprétaient un abandon comme un échec politique.

Sondage LCI : 68% des Français approuvent l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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RENCONTRE

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire recevra ce jeudi après-midi le PDG de Vinci, Xavier Huillard, pour parler de l'indemnisation du groupe de BTP après l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. 

"Je recevrai dans quelques instants le président de Vinci ici au ministère de l'Economie et des Finances, avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui est chargée de cette discussion, pour regarder avec lui comment nous pouvons réduire le coût de cette opération pour le contribuable", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy.

(SUR)COÛT


Plusieurs voix s’inquiètent du coût possible de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, notamment en raison l'éventuelle indemnisation de Vinci, estimée à 350 millions d'euros. Plusieurs membres du gouvernement se sont voulus rassurants ce jeudi, reprenant les mots d’Edouard Philippe qui avait affirmé la veille que "les intérêts de l’Etat seront préservés". 


À quoi faut-il s’attendre ? Combien l’Etat va-t-il devoir débourser ? Que va-t-il concéder ? Une seule certitude : les négociations entre l’exécutif et l’entreprise de construction promettent d’être complexes et serrées.

Négociations entre l'Etat et Vinci : combien coûtera l'abandon de Notre-Dame-des-Landes ?

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REACTION 


Invité de LCI ce jeudi matin, Luc Ferry est notammen revenu sur la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un choix qualifié de "reculade" par le philosophe et ancien ministre de l'Education nationale.

NDDL : pour Luc Ferry, Edouard Philippe, "c'est Popeye sans les muscles"

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NÉGOCIATIONS 


Confirmant des discussions "sans délai" avec Vinci, à qui le projet d’aérogare de Notre-Dame-des-Landes avait été attribué, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, s’est dite "confiante sur le fait qu'on trouvera une bonne solution pour l'Etat". 


La question d’une éventuelle indemnisation du constructeur, qui gère également l'actuel aéroport Nantes-Atantique, doit notamment être tranchée. Le chiffre de 350 millions d’euros est avancé. Un montant "parfaitement contestable" selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

GOUVERNEMENT


Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a défendu sur France Inter la décision d'abandonner la construction de l’aéroport, soulignant qu'il ne s'agit pas d'une "capitulation", mais d'un "choix assumé". 


Il a par ailleurs assuré que "le respect de l'Etat de droit" s'appliquera", avec "la libération des axes routiers (de la ZAD, ndlr) dans quelques jours", et "à partir du 30 mars, c'est-à-dire la fin de la trêve hivernale", l'expulsion des "occupants de terrains qui ne sont pas détenteurs d'un titre de propriété".

REVUE DE PRESSE 


Le choix de l’exécutif de mettre fin au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est (forcément) traité en long et en large dans la presse locale et régionale. "Tout ça pour ça", déplore Ouest-France qui évoque "un demi-siècle de débats sans fin, d'oppositions, de tensions, un coût financier extravagant (...) Un des plus beaux fiascos en matière de projet de développement".


Dans les colonnes de Presse Océan, l’édito souligne qu'"il était temps" de tourner "cette page calamiteuse du débat public". Et d’ajouter : "Partisans et opposants étaient en tout cas d’accord sur un point : après tant d’atermoiements, il fallait trancher, quitte à s’aliéner l’un des deux camps." 

Urgent

ZAD 


Alors que le Premier ministre a évoqué mercredi soir sur TF1 un délai "en jours" avant que les routes d'accès de la ZAD soient libérées, le ministre de l’Intérieur parle lui de "deux ou trois jours" et assure que tout sera en ordre "d'ici la fin de la semaine prochaine".


"Nous souhaitons libérer les routes (...) Ça ne peut pas tarder, ce sera (fait) d'ici la fin de la semaine prochaine", a déclaré Gérard Collomb sur CNews. Les occupants de la zone ont annoncé leur volonté de rouvrir les routes, dont la D281, mais ont exprimé leur "refus de toute expulsion".

REVUE DE PRESSE 


Au lendemain de l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la décision du gouvernement est jugée globalement sage et raisonnable dans les éditoriaux de la presse nationale. "Il y a des projets qu'il faut savoir abandonner", estime La Croix, quand Libération parle d’"un sage atterrissage". 


"Il y a bien un pilote dans l'avion. Emmanuel Macron en l'occurrence", s’enthousiasme Le Figaro. Même son de cloche dans Le Parisien, selon qui on "ne retiendra qu'une chose : il (le chef de l’Etat, ndlr) a tranché". Et de souligner, reprenant les mots d’Edouard Philippe (eux-mêmes pris à Pierre Mendès France) : "Gouverner c'est choisir. Et parfois renoncer à ses promesses de campagne."


L’Opinion soupçonne pour sa part "une vaste mise en scène" qui cacherait "un deal originel, entre Emmanuel Macron et Nicolas Hulot". Déplorant "un constat de fiasco", L’Humanité estime considère cependant qu’une autre décision ne pouvait "sans doute pas" être prise. 

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


Retrouvez l'intégralité de l'interview du Premier ministre Edouard Philippe au JT de 20H.

SONDAGE


Les Français sont massivement favorables à la décision du gouvernement : de 74% à 78% d'entre eux approuvent l'abandon du projet d'aéroport, selon les instituts Elabe pour BFMTV et Harris Interactive pour RMC et Atlantico. 76% et 73% estiment aussi que les "zadistes" devront quitter les lieux. 

NICOLAS HULOT


Opposant notoire au projet de Notre-Dame-des-Landes, Nicolas Hulot a déclaré dans Le Parisien s'être un temps "interrogé" sur la question à la lumière des arguments développés par les élus favorables à la construction d'un nouvel aéroport. Le ministre de la Transition écologique se dit cependant "convaincu que c'est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue" par l'exécutif. Il a aussi affiché sa fermeté face aux "zadistes": "la décision du gouvernement n'est en aucun cas une licence pour reproduire ce type d'action".

NANTES


500 manifestants ont célébré l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ce mercredi soir dans les rues de Nantes, sans provoquer d'incident notable. Encadrés par un important dispositif policier et sous la surveillance d'un hélicoptère, les manifestants ont défilé dans le centre ville en scandant: "Ce n'est qu'un début, continuons  le combat!"

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


"On peut trouver les solutions pour une meilleure mobilité dans le Grand Ouest", souligne le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


"Les intérêts de l'Etat seront préservés", assure le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


"J'ai laissé aux zadistes jusqu'au printemps pour évacuer", explique le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


"Nous devons respecter la trêve hivernale" pour évacuer la ZAD.

EDOUARD PHILIPPE SUR TF1


"J'ai pris une décision qui était attendue"

PHILIPPE

"Ce qu'il faut éviter à l'avenir, c'est que des ZAD se constituent. Que des projets deviennent des espèces de totems, de symboles"


"Les Français ont constaté pendant trop longtemps que l'Etat avait tergiversé. Aujourd'hui, la décision est claire"

PHILIPPE

"Vinci exploite l'aéroport de Nantes Atlantique. Il est clair que dès lors que nous abandonnons le projet de Notre-Dame-des-Landes, il y aura une discussion entre l'Etat et Vinci"

PHILIPPE

"Je n'accepte pas que des occupants illégaux célèbrent ce qu'ils considèrent comme une victoire"


"Notre-Dame-des-Landes était devenu l'aéroport de la division. Ma position est de faire revenir la légalité et de répondre aux exigences légitimes de meilleure connexion avec les grands aéroports"


"On peut trouver d'autres solutions aux mobilités indispensables dans le Grand Ouest"

PHILIPPE

Edouard Philippe : "La libération des axes routiers qui traversent la ZAD doit intervenir dans quelques jours"


"J'ai laissé aux zadistes, en raison de la trêve hivernale, jusqu'au printemps pour quitter les lieux"

PHILIPPE

Edouard Philippe est l'invité du 20-Heures de TF1 : "J'ai pris une décision qui était attendue, nécessaire. En conscience, j'ai pris la conscience d'arrêter ce projet"

PARIS


Plus d'une centaine de personnes se sont retrouvées ce mercredi soir à Paris pour célébrer la victoire et le "zadisme". "Tout a failli, vive le zadisme", "qui vivra zadra", "balance ton aéroporc": sur des banderoles déployées à Belleville, les manifestants ont laissé éclaté leur joie après l'annonce de l'abandon du projet.

24H PUJADAS


José Bové : "On perd l'équivalent d'un département en terres agricoles tous les 10 ans".

24H PUJADAS


Le député européen José Bové : "C'est une bonne décision. Je me bats depuis 45 ans contre ce projet".

24H PUJADAS


L'ancien ministre LR, Dominique Bussereau, à Jean-Marc Ayrault : "En tant que 1er ministre, il n'a pas fait beaucoup d'effort pour débloquer le dossier".

ELYSEE

LE PEN

RENNES BIS


Un feu d'artifice improvisé dans le centre-ville pour fêter l'abandon du projet d'aéroport.

VINCI


Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré sur RTL qu'il y aurait "des discussions" avec le groupe de BTP Vinci, qui avait été choisi pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Dans l'hypothèse où effectivement il y a une discussion qui peut s'engager, la question de l'indemnisation peut venir sur la table", a précisé le représentant du gouvernement.

"DECISION COURAGEUSE"


Le maire de Notre-Dame-des-Landes s'est félicité ce mercredi soir de la "décision courageuse" du gouvernement, qui a choisi d'abandonner, après des années de controverse, le projet d'aéroport prévu sur la petite commune de Loire-Atlantique. "C'est une décision qui me satisfait pleinement parce qu'on se battait depuis des années contre ce projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes", a déclaré lors d'une conférence de presse Jean-Paul Naud, opposé au transfert de l'aéroport nantais sur les terres agricoles de Notre-Dame-des-Landes. 

RENNES


Entre 150 et 200 personnes rassemblées dans le centre-ville pour fêter l'abandon de Notre-Dames-des-Landes.

ALAIN JUPPE


"Gouverner, c'est choisir"

BRUNO RETAILLEAU


"Grande victoire des zadistes", a déploré le patron des sénateurs LR et ancien président des Pays de la Loire, Bruno Retailleau. "Avec beaucoup de cynisme et de mépris, Emmanuel Macron a joué avec les élus, chefs d'entreprises et habitants. Nous ne l'oublierons jamais. C'est un tournant pour M. Macron dont le quinquennat vient de s'abîmer dans la boue de Notre-Dame-des-Landes".

JEAN-YVES LE DRIAN


 Le ministre des Affaires étrangères et ex-président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian a dit "regretter" la décision gouvernementale d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.  Au terme d'une consultation, le président et le Premier ministre "ont estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour mener à bien ce projet", a déclaré Jean-Yves Le Drian, qui était favorable à NDDL, dans un communiqué. "Je regrette cette situation et la décision qui en résulte. Décision que je comprends et que je respecte", a-t-il ajouté.

CHEF DE L'ETAT


Emmanuel Macron ne s'est pas exprimé publiquement sur l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais il a lancé ce matin lors du Conseil des ministres : "Je ne veux plus voir ce genre de Zad en France". Une phrase qui a été confirmée à LCI par son entourage.

"DENI DE DEMOCRATIE"


L'ancien Premier ministre et ex-maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault a regretté mercredi la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, fustigeant comme l'actuelle maire Johanna Rolland un "déni de démocratie".

JEAN-LUC MELENCHON


 Le président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale a salué sur Twitter "la fin d'une aberration écologique et financière". Mais "une expulsion de la Zad serait incompréhensible", a estimé le groupe des députés LFI dans un communiqué, en appelant le gouvernement à "faire preuve de calme et de mesure pour une sortie positive sur tous les plans".

PROTESTATION SYMBOLIQUE


Le député LREM de Loire-Atlantique Yves Daniel, ardent partisan du déménagement de l'aéroport existant à Notre-Dame-des-Landes, va "sans doute renvoyer (s)a carte d'électeur", en guise de protestation symbolique à la décision de l'exécutif d'abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes, a-t-il déclaré à l'AFP. 

TREVE HIVERNALE


Le gouvernement a donné jusqu'au printemps aux opposants au projet d'aéroport pour évacuer le bocage nantais, en promettant la "fin de la zone de non-droit".

BENOIT HAMON


Benoît Hamon lui aussi est heureux.

MARINE LE PEN


Cette décision "pose un vrai problème d'autorité de l'État" car "il n'y a plus beaucoup de projets qui vont sortir du sol maintenant que les Zadistes ont remporté cette victoire", affirme sur LCI Marine Le Pen.

Edouard Philippe a mis fin ce mercredi à la mi-journée à un dossier de plus de 50 ans en annonçant l'abandon du projet controversé de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). "Je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes". "Notre-Dame-des-Landes aujourd’hui, je le constate, c’est l’aéroport de la division", a-t-il ajouté.


Cette décision a été critiquée évidemment par les partisans de NDDL et salué par les "Zadistes" qui occupent la zone où devait être construit l'aéroport. Concernant ces derniers, le Premier ministre  a été clair : la "Zad" devra être évacuée.

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